|
|
|
|
|
|
|
| le 30 septembre par JMJ | |
| Fête de l'énergie du 15 au 21 octobre 2011 |
|
Les Espaces info énergie, l'ADEME et les collectivités partenaires organisent la Fête de l'énergie en Franche-Comté (du 15 au 21 octobre 2011).
Lors de cette fête, les Espaces info énergie proposeront différentes animations en Franche-Comté : théâtre forum, théâtre d'improvisation, marionnettes, expositions, nuits de la thermographie...
Retrouvez le programme détaillé sur la page d'accueil du site Internet : http://franche-comte.ademe.fr
En parallèle, un jeu concours régional gratuit vient d'être lancé. Il s'achèvera le 21 octobre 2011.
Le premier lot - Un vélo mixte à assistance électrique
Du 2ème au 51ème - Un kit économe
Pour jouer, le formulaire que l'on peut remplir en ligne est accessible via la page d'accueil du site Internet : http://franche-comte.ademe.fr
|
|
|
|
|
|
| le 24 juin par AL | |
| Assemblée générale d'Ajena |
|
Retenez votre vendredi 24 juin !
Ajena tiendra son assemblée générale au Lycée Le Corbusier à Lons-Le-Saunier.
|
|
|
|
|
|
| le 29 avril par GB | |
| - Comment choisir son poele à buche ? |
|
séquence vidéo tournée durant le dernier Salon Bois Energie, à Besançon, et présentant les 4 critères de choix d'un poêle à buche :
http://www.boisenergie.tv/Les-4-criteres-pour-choisir-son-poele-a-buches_v81.html
|
|
|
|
|
|
| le 22 avril par GB | |
| - Les tarifs de l'électricité vont "exploser" suivant l'UFC Que-Choisir |
|
Alors que le gouvernement vient de fixer à 42 euros le tarif de rachat du mégawatheure par les concurrents d'EDF, à compter du 1er janvier 2012, cette hausse "aura à n'en pas douter un impact important sur les factures d'électricité des usagers" selon UFC-Que Choisir.
La décision devait être prise avant le 30 avril pour une entrée en application de la loi Nome au 1er juillet prochain. Cette loi qui fixe la « nouvelle organisation du marché de l'énergie » vise à répondre aux exigences de Bruxelles afin d'accroître la concurrence entre fournisseurs d'énergie. Promulguée en décembre dernier, elle prévoit, entre autres, qu'EDF cède à ses concurrents le quart de sa production d'électricité d'origine nucléaire à un prix fixé par le gouvernement (l'Arenh, pour « accès régulé à l'électricité nucléaire historique »).
Hausse mécanique des tarifs !
Pour les consommateurs, c'est une mauvaise nouvelle. Comme le souligne l'UFC-Que Choisir, "la décision se traduira mécaniquement par une hausse des tarifs à plus ou moins long terme."
En effet, à l'horizon de 2015, la loi Nome prévoit la convergence entre le tarif réglementé et le prix de l'Arenh. À 39 euros le mégawatheure, le rapport Champsaur estimerait que la majoration des tarifs réglementés serait de l'ordre de 6,5 % par an. À 42 euros, ce sera davantage.
De son côté, la CRE (Commission de régulation de l'énergie) a calculé que, sur la base de 42 euros, les tarifs réglementés augmenteraient de 11,5 % en 2011, puis de 3,5 % par an, soit une hausse de 28 % entre 2011 et 2015.
Le gouvernement entend toutefois garder la main face à la grogne des consommateurs en annonçant que l'augmentation des prix de l'électricité sera limitée à 2,9 % en juillet prochain et qu'il n'y aura pas d'autres augmentations jusqu'au 1er juillet 2012.
Mercredi, le ministre de l'Energie a assuré que l'Etat garderait son contrôle sur les tarifs régulés d'électricité et cela jusqu'en 2015. A condition bien entendu que le gouvernement remporte les élections présidentielles prévues l'année prochaine !
|
|
|
|
|
|
| le 07 avril par GB | |
| - Tentative d'enrayement de la hausse des prix de l'énergie |
|
Le Premier ministre François Fillon a annoncé hier un ensemble de mesures destinées à limiter l'impact du prix de l'énergie sur le pouvoir d'achat des Français et ceci à la demande du Président de la République, et en lien avec les ministres concernés.
Ces mesures concernent 4 volets, parmi lesquelles on trouve l'électricité, le gaz naturel, les carburants et les économies d'énergie.
L'électricité :
Une hausse inférieure à l'inflation, répercutant les coûts liés aux réseaux de transport et de distribution d’électricité a été demandée par François Fillon. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) va être saisie par les ministres des finances et de l'énergie, afin qu'elle donne son avis sur une proposition de hausse de 1,7% des tarifs réglementés de l'électricité, applicable au 1er juillet 2011.
Par ailleurs, le 1er ministre proposera au nom de son gouvernement, dans le prochain projet de loi de finances, que le relèvement de 0,3 centimes d'euros par kilowattheure de la contribution au service public de l’électricité (CSPE) prévu le 1er janvier 2012, en application des dispositions législatives actuelles, ait lieu pour moitié le 1er juillet 2011 et pour moitié le 1er juillet 2012. Ceci se traduira par une hausse de 1,2% de la facture des ménages à chacune de ces échéances et permettra de lisser l’effet de ce relèvement.
Au total, jusqu'au 30 juin 2012, le prix de l’électricité augmentera de 2,9% pour les ménages.
Le gaz naturel :
Selon le gouvernement, l'approvisionnement de la France en gaz naturel repose majoritairement sur les contrats de long terme conclus par GDF Suez, permettant de garantir la sécurité d'approvisionnement en gaz des consommateurs français. Cependant, François Fillon précise que les français "doivent bénéficier des prix de marchés lorsque ceux-ci sont durablement inférieurs à ceux des contrats à long terme." Cela sous-entend donc de revoir le contrat de service public qui lie GDF Suez à l'Etat !
En conséquence, il confirme les rumeurs de ces derniers jours, à savoir : "l'augmentation du prix du gaz qui aurait dû intervenir au 1er juillet, sur la base des mécanismes en vigueur, n'aura pas lieu." En contrepartie, les membres de son gouvernement devront se pencher sur l'élaboration d'une nouvelle formule tarifaire, selon les recommandations de la CRE.
Les carburants :
Le Premier ministre a ensuite demandé à François Baroin de revaloriser de 4,6% le barème forfaitaire kilométrique applicable pour l'imposition des revenus de l'année 2010 par rapport au niveau retenu en 2009, pour tenir compte de l’évolution récente des prix des carburants. Cette mesure sera financée par une contribution spéciale des compagnies pétrolières que les ministres définiront avec elles lors de la table ronde prévue dans les prochains jours.
Les économies d'énergie :
La logique du Grenelle de l'environnement devrait d'ici 2020, permettre une diminution de la dépendance de l'économie française aux énergies fossiles grâce bien évidemment au soutien des énergies renouvelables, mais aussi par la mise en place de mesures d'efficacité énergétique et de réduction des émissions de CO2.
En ce sens, le 1er ministre a demandé à Nathalie Kosciusko-Morizet et Benoist Apparu d'intensifier les mesures favorisant les économies d’énergie et d'accélérer le déploiement des aides pour lutter contre la précarité énergétique.
En particulier le programme "Habiter mieux" de l'Anah qui aide les ménages en situation de précarité sera porté à 1,35 milliard d’euros. Il vise à aider à la réalisation de travaux de rénovation thermique pour 300 000 ménages afin d'améliorer leur logement, leur qualité de vie et leur pouvoir d'achat. Cette augmentation sera financée par une utilisation accrue des certificats d’économie d'énergie : les principaux fournisseurs d’énergie, notamment EDF, GDF Suez et Total, participeront au programme à hauteur de 250 millions d’euros.
source : www.enerzine.com (le titre est d'Ajena)
Remarque d'Ajena :
A quand une vision à long terme permettant d'envisager sereinement l'avenir énergétique de la France ?
A quand une tarification sociale de l'énergie avec le minimum vital à prix réduit et une tarification croissante selon la consommation ?
A quand une remise en cause des déplacements domicile-travail en voiture individuelle ?
Actuellement, on en est loin...
|
|
|
|
|
|
| le 29 mars par GB | |
| - Augmentation de votre facture de gaz au 1er avril |
|
La Commission de Régulation de l'Energie (CRE) a confirmé lundi le nouveau barème des prix du gaz proposé par GDF Suez à compter du 1er avril 2011, soit une hausse moyenne des tarifs de vente de 0,245 c€/kWh.
Cette hausse se base sur la nouvelle formule de calcul de l'évolution du coût d'approvisionnement de GDF Suez, arrêtée en décembre 2010, qui est indexée sur les cours du fioul, du pétrole, de la parité $/€ et sur le prix de marché du gaz naturel côté aux Pays-Bas (indice TTF).
Selon la CRE, cette hausse correspond à "une augmentation moyenne de 4,9 % pour les 6,1 millions de consommateurs ayant un chauffage individuel au gaz."
Elle explique aussi que la hausse résulte de l'augmentation des moyennes des indices prises en compte dans la formule, entre le 1er juillet 2010, date du dernier mouvement tarifaire, et le 1er avril 2011.
Dans le détail, cette augmentation est de 9,4 % pour le fioul lourd, 19,2 % pour le fioul domestique, 17,6 % pour le brent et 32 % pour le prix de marché du gaz TTF. A celle-ci s'ajoute la hausse de 1,4 % de la moyenne du taux de change euro/dollar sur cette même période.
La CRE rappelle que la nouvelle formule prend désormais en compte les prix de marché du gaz naturel, à hauteur de 9,5 %, à la suite de la renégociation des contrats d’importation à long terme de GDF Suez. L’ancienne formule aurait donné une hausse de 6,5 %.
Par ailleurs, la CRE a rendu un avis favorable au projet d'arrêté augmentant de 20 % la réduction de la facture du gaz pour les clients en situation de précarité bénéficiant du tarif de solidarité.
Le Président de l'UFC-Que Choisir, Alain Bazot, avait déploré la semaine dernière l'annonce de cette hausse en indiquant que la nouvelle formule occultait le fait que "GDF-Suez s'approvisionne en partie sur les marchés de gros, dont le cours a baissé de 30% entre novembre 2008 et septembre 2010." Une situation paradoxale alors que les tarifs réglementés sont censés maintenir des prix reflétant les coûts réels.
Au final, la hausse des prix dépassera les 20% sur un an, alors que depuis 2005, elle aura bondi de plus de 60% ... !
source : www.enerzine.com
|
|
|
|
|
|
| le 22 mars par DNR | |
| - Rénovez avec le programme Effilogis ! |
|
Vous avez un projet de rénovation de votre logement et vous ne savez pas par où commencer ? Rapprochez-vous de votre Espace Info Energie ! Il en existe un dans chaque département : une équipe de conseillers techniques y est à votre disposition pour vous donner une information gratuite et indépendante, et vous proposer des solutions adaptées à votre projet.
Si vous souhaitez aller plus loin, cette année encore le programme régional Effilogis vous propose des aides techniques et financières pour réduire votre facture énergétique grâce, notamment, à un audit énergétique de votre logement et à un appel à projets. Lors de votre entretien avec le Conseiller Info Energie, ce dernier vous orientera si nécessaire vers un "audit Effilogis" qui état des lieux énergétique de votre logement réalisé par un bureau d'étude thermique. Cette prestation étant subventionnée à 75% par le Conseil Régional de Franche-Comté et l'ADEME, il ne vous en coûtera que 150 €. Une fois cet audit en poche, vous saurez alors comment organiser vos travaux et quelle performance visée. Vous pourrez également participer à l'appel à projets avec à la clé pour les lauréats une subvention de 7 000 à 12 000 € pour financer vos travaux d'amélioration thermique.
Toutes les informations sur l'audit et sur l'appel à projet sont disponibles en ligne sur www.effilogis.fr, site sur lequel vous pourrez également trouver les coordonnées de votre Espace Info Energie.
|
|
|
|
|
|
| le 21 mars par GB | |
| - Pétition contre l'exploitation des gaz de schistes |
|
Nous, Pascal Terrasse, Député de l'Ardèche, Président du Conseil général, et Pierre Morel A l'Huissier, Député de la Lozère, demandons au gouvernement par l'intermédiaire de ses représentants, Madame Nathalie Kosciusko-Morizet Ministre de l'écologie et du développement durable et Monsieur Eric Besson Ministre de l'industrie et de l'Energie, l'abandon du projet d'exploitation de gaz de schiste en Ardèche, en Lozère, et en France tant que la technologie proposée pour ce faire ne sera pas une technologie durable – une technologie qui ne laisse aucune empreinte sur l'environnement – et tant que les citoyens et leurs représentants n'auront pas toutes les garanties quant à la non mise en danger de leur santé, par cette activité.
Je signe la pétition : http://www.pascalterrasse.com/petition
|
|
|
|
|
|
| le 21 février par GB | |
| - Facture d'électricité : 30% de hausse d'ici 5 ans ! |
|
Dimanche, le rapporteur Paul Champsaur a pris position sur le prix de l'accès régulé au nucléaire historique (Arenh) en indiquant que "ses conclusions sont prêtes", et plus important, il recommande "un prix de 39 euros par mégawattheure (MWh)".
Ce prix intermédiaire serait le reflet d'un compromis pour que chaque acteur énergétique y trouve son compte. D'après une source ayant participé au rapport, ce prix permet "à EDF de financer ses coûts de production et l'allongement de la durée de vie de ses centrales mais aussi à ses concurrents de survivre".
Cependant, il n'est pas certain que les différents opérateurs énergétiques soient en accord avec ce prix. En effet, EDF demandait un prix supérieur à 42 euros le mégawattheure, tandis que ses concurrents dont GDF Suez, Poweo, Direct Energie, réclamaient eux un prix situé plutôt en dessous des 35 euros.
Il faut savoir que si le prix du MWh était fixé à 42 euros, cela aurait un impact conséquent sur la facture d'électricité des particuliers. Cette dernière augmenterait alors "d'au moins 35 % sur les cinq prochaines années". Mais à 39 euros, "la hausse ne dépasserait pas 30% en cinq ans, soit un niveau de 5% par an", un seuil jugé plus acceptable par le rapport.
Aussi, il semble qu'indépendant du prix final fixé par le gouvernement d'ici le mois d'avril, la hausse de la facture d’électricité semble à terme inévitable !
source : www.enerzine.com
|
|
|
|
|
|
| le 17 février par GB | |
| - EDF décèle une anomalie dans neuf centrales nucléaires en France |
|
Europe Ecologie/Les Verts a annoncé lundi son intention de saisir deux ministres ainsi que le Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire après un avis émis le 7 février par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) à propos d'une "anomalie" sur la mesure du débit d'eau d'un système de sécurité de 34 réacteurs.
De son côté, le Réseau "Sortir du nucléaire" a demandé vendredi "la fermeture des réacteurs concernés" en vertu du principe de précaution.
EDF a déclaré le 1er février à l'ASN une "anomalie" relative à la mesure des débits d'eau injectés par le RIS (circuit d'injection de sécurité) à haute pression des 34 réacteurs nucléaires de 900 mégawatts mis en service entre 1977 et 1987.
Neuf centrales sont concernées: Blayais (Gironde), Bugey (Ain), Chinon (Indre-et-Loire), Cruas (Ardèche), Dampierre (Loiret), Fessenheim (Haut-Rhin), Gravelines (Nord), Saint-Laurent (Loir-et-Cher) et Tricastin (Drôme).
L'anomalie a été classée au niveau 1 de l'échelle INES (échelle internationale de gravité des incidents ou accidents nucléaires) qui en compte sept.
Il ne s'agit "pas d'un défaut de conception", mais d'"un défaut qui porte sur la précision des mesures qui sont réalisées lors des essais de débits qui sont faits régulièrement", a-t-on souligné lundi au service de presse de l'ASN.
Le circuit d'injection de sécurité (RIS) permet, en cas de brèche dans le circuit primaire principal, de maintenir le refroidissement du coeur du réacteur en réinjectant de l'eau dans ce circuit au moyen, notamment, de pompes dites de haute pression.
Selon le site web de l'ASN, "des études récentes menées par EDF ont mis en évidence" une inadaptation des "dispositifs utilisés pour mesurer" les débits d'injection de sécurité "sur les réacteurs de 900 mégawatts".
En conséquence, "en situation accidentelle, pour certaines tailles de brèche du circuit primaire principal, l'injection de sécurité à haute pression pourrait ne pas permettre de refroidir suffisamment le coeur du réacteur", ajoute l'Autorité.
De son côté, EDF évoque, dans une note du 2 février diffusée sur son site web, un "écart de conformité, pour la mesure du débit d'eau d'un des systèmes de sécurité" qui a des "conséquences potentielles sur la sûreté des installations" des neuf centrales concernées.
Pour résorber cet écart, une "nouvelle instrumentation mobile, utilisant une technologie par ultrasons, sera testée sur un des sites concernés", dès "le premier semestre 2011", selon EDF. "En fonction des résultats", cette "solution sera implantée sur l'ensemble des réacteurs impactés par cette anomalie", précise l'ASN en ajoutant qu'elle suivra ces remises en conformité.
Dans un communiqué, Europe Ecologie/Les Verts s'interroge notamment sur "les mesures imposées" pour "remédier au plus vite à cette situation". "Un arrêt des réacteurs est généralement la solution retenue dans ce genre de cas, a minima une baisse de puissance est-elle envisagée?", demande le mouvement qui annonce qu'il "va saisir le Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire, les ministres" Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie) et Eric Besson (Industrie), "le président de l'ASN ainsi que chaque préfet de région concerné pour obtenir des réponses à ces questions".
"On juge qu'au vu de l'enjeu de sûreté, la fermeture" des réacteurs "n'est pas nécessaire", précisait-on lundi soir à l'ASN.
source : www.nouvelobs.fr
|
|
|
|
|
|
| le 11 février par BC | |
| - EDF EN et ERDF ont antidaté des documents pour échapper au moratoire |
|
Alors que la concertation PV touche à sa fin, Ariane Vennin, porte-parole du collectif d'entreprises "Touche pas à mon panneau solaire", affirme qu'EDF EN et ERDF ont fraudé pour échapper au couperet du moratoire. Elle appelle à la transparence d'un secteur dominé par EDF et ses filiales.
02 Février 2011 | Actu-Environnement.com
Actu-environnement : Le Conseil d'Etat a rejeté le recours déposé contre le décret instaurant un moratoire sur le raccordement des projets photovoltaïques. Quelle est votre réaction ?
Ariane Vennin : Je suis déçue mais certainement pas abattue. Le Juge était dans une situation délicate puisqu'il devait arbitrer entre l'intérêt général, la préservation des comptes publics, et des intérêts particuliers, la défense des entreprises qui fermeront du fait du moratoire. En l'occurrence, il n'a pas tranché cette question. Le recours en référé est donc rejeté pour défaut d'urgence. Quant au fond, il sera tranché dans les six à huit mois à venir.
AE : La tension est forte entre les petites et moyennes entreprises et EDF Energies nouvelles (EDF EN), la filiale de l'opérateur historique français. Pensez-vous qu'EDF EN bénéficie des mêmes conditions que ces concurrents ?
AV : Non, EDF EN a effectivement un avantage sur ses concurrents! On est dans un cas typique de conflit d'intérêts. Si officiellement l'entreprise est indépendante de sa maison mère et des filiales de celle-ci, dans les faits cette indépendance est virtuelle. Il y a un premier conflit d'intérêt entre EDF EN et ERDF, la filiale d'EDF en charge du réseau de distribution. Un second conflit d'intérêts existe entre EDF EN et EDF Agence obligation d'achat (EDF AOA), l'entreprise qui achète, au tarif fixé par les pouvoirs publics, l'électricité produite par les panneaux solaires. EDF EN est donc lié indirectement aux deux entreprises qui tiennent les clés du marché : celle qui établit les contrats d'achat et celle qui permet le raccordement au réseau électrique. Ces conflits d'intérêts existent aussi avec d'autres filiale d'EDF.
Concrètement ces conflits d'intérêts se sont traduits par des fraudes qui ont avantagé EDF EN au détriment de ses concurrents.
AE : Vous formulez de graves accusations…
AV : En effet. Cependant j'ai des preuves qui montrent qu'EDF EN et ERDF ont antidaté des documents pour échapper au moratoire. EDF EN s'est présenté chez ERDF le 3 décembre 2010 pour obtenir une proposition technique et financière (PTF) en date du 1er décembre. De la même manière, ils ont antidaté le paiement. Cela leur permet d'échapper à la date couperet fixée par le moratoire, puisque les projets n'ayant pas accepté et payé la PTF avant le 2 décembre tombent sous le coup du moratoire. Les langues commencent à se délier et il semble que Tenesol se soit rendu coupable des mêmes fraudes.
AE : Comptez-vous aller devant les tribunaux ?
AV : Je réserve ma décision, car il y a plusieurs voies possibles. Ces fraudes peuvent être qualifiées de détournement de fonds publics, de faux en écriture ou encore de conflit d'intérêts avec abus de position dominante. Toujours est-il qu'elles se font au détriment d'entreprises qui respectent les règles. Par exemple, il est curieux qu'EDF EN ait obtenu et accepté une PTF en bonne et due forme pour son projet de Beaucaire qui n'est pas très avancé. Dans le même temps, je connais un projet de toiture photovoltaïque, lui aussi à Beaucaire, qui a obtenu le permis de construire et qui est bloqué et compromis faute de PTF. ERDF profite de sa situation pour faire de la rétention et favoriser certains acteurs de la filière et en premier lieu les filiales d'EDF.
AE : Dans le contexte actuel, quel regard portez-vous sur le projet de Beaucaire et en particulier sur sa taille ?
AV : Un projet de plus de 250 mégawatts crête (MWc) est gigantesque et ne devrait pas être concerné par les tarifs d'achat, si la loi était bien appliquée, car seuls les projets de moins de 12 MWc peuvent en bénéficier. Cependant EDF EN a créé des dizaines de filiales pour saucissonner ses gros projets en autant de petits projets de moins de 12 MWc. Cette pratique est totalement contraire à l'esprit de la loi. Il faudrait qu'on revienne à cet esprit et qu'on ne puisse bénéficier du tarif d'achat dès lors que plusieurs petits projets sont sur le même terrain. Il faudrait faire le tri dans les files d'attente ERDF et RTE.
AE : Justement Nathalie Kosciusko-Morizet juge qu'il n'est pas possible de trier les projets…
AV : C'est faux. Les "bons projets" sont déjà ceux qui respectent l'esprit et la forme de la loi. Un premier tri pourrait être effectué simplement en retirant les projets qui utilisent la technique du saucissonnage pour dépasser allègrement le seuil des 12 MWc. De la même manière, il semble qu'il y ait des doublons dans les files d'attente, du fait de doubles enregistrements à cause des pertes de dossiers par ERDF. Là encore, le tri est simple. Via ces deux premières mesures ce sont environ 40% des projets qui pourraient être retirés, selon les évaluations du collectif Touche pas à mon panneau solaire (TPAMPS).
Surtout, il faudrait rendre publique l'intégralité des files d'attente. Etant donnée la place d'EDF dans le système, il n'est pas normal que seules ses filiales ERDF et RTE aient accès à ces données.
AE : Qu'envisagez-vous pour la fin de la concertation ?
AV : Je n'ai pas de grandes attentes, la concertation semble jouée d'avance. Le collectif TPAMPS organise donc une grande manifestation devant le ministère des finances le 11 février à midi. Elle réunira des agriculteurs, des installateurs, des industriels et des écologistes sous le mot d'ordre "L'énergie solaire est notre avenir, défendons la".
Propos recueilli par Philippe Collet
Extrait du site www.actu-environnement.com
|
|
|
|
|
|
| le 01 février par GB | |
| - Le pétrole franchit la barre des 100 dollars le baril à Londres |
|
A Londres, le brent a atteint 100,81 dollars le baril. Les opérateurs s'inquiètent d'éventuelles interruptions de livraisons transitant par le canal de Suez.
Les contrats à terme sur le brent ont dépassé aujourd'hui les 100 dollars le baril pour la première fois en vingt-huit mois, les tensions en Egypte faisant craindre d'éventuelles interruptions de livraisons de pétrole transitant par le canal de Suez.
A Londres, le brent à livraison pour mars a atteint 100,81 dollars le baril. Il s'échangeait dans l'après-midi à 99,97 dollars, soit une progression de 55 cents. A New York, le marché de référence, le baril de « light sweet crude » pour livraison en mars s'échangeait à 88,95 dollars, en recul de 39 cents.
Les opérateurs s'inquiètent des conséquences de la crise égyptienne. L'Egypte est un producteur pétrolier modeste, mais « le pays abrite deux routes pétrolières majeures : le canal de Suez et l'oléoduc Sumed ». Ce qui explique la nervosité du marché, souligne à l'AFP David Hufton, analyste du cabinet PVM Oil Associates.
Environ 1,2 million de barils de pétrole brut et 400.000 barils de produits raffinés transitent chaque jour de la mer Rouge à la Méditerranée par le canal de Suez, long de 190 kilomètres. Il est doublé par l'oléoduc Suez-Méditerranée (Sumed) qui a convoyé en moyenne 1,1 million de barils de brut en 2009. Au total, le canal et l'oléoduc, principales voies d'acheminement du pétrole du Golfe vers l'Europe, transportent 4,5 % de la production mondiale de brut.
« Il y a un risque de pénurie réelle » en cas de fermeture de ces passages stratégiques, mais l'Opep est prête à accroître sa production si tel était le cas, a estimé Abdallah Salem el-Badri, secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Le canal fonctionnait toutefois toujours « à pleine capacité » aujourd'hui , selon les médias officiels égyptiens.
Entamée il y a six jours, la mobilisation populaire ne faiblissait pas dans le pays, avec des manifestations toujours importantes, notamment à Suez, ville industrielle marquant l'entrée du canal du même nom sur la mer Rouge.
« Il n'y a pas de menace immédiate. Même si Suez a connu des troubles très violents, personne ne s'en est encore pris aux navires. Rien n'indique que les manifestants aient l'intention ou la capacité » de s'en prendre au trafic pétrolier, tempéraient les analystes de Barclays Capital.
Le secrétaire général de l'Opep s'employait aussi à se montrer rassurant : « Si nous observons une véritable pénurie, il faudra que nous agissions » en accroissant la production des pays membres de l'organisation, a déclaré Abdallah Salem el-Badri, estimant que le marché restait pour le moment « bien approvisionné ».
La fermeture du canal de Suez durant quelques mois en 1956, puis entre 1967 et 1975 après la guerre des Six Jours, a déjà contraint dans le passé les navires pétroliers à un détour long et onéreux autour de l'Afrique, par le cap de Bonne Espérance, pour rejoindre l'Europe.
« Alors que l'épicentre de la demande mondiale de pétrole s'est déplacé vers l'Asie, la fermeture du canal aurait un impact bien plus limité que dans les années 1950 et 1960 », notait cependant Barclays Capital.
source : www.lesechos.fr
|
|
|
|
|
|
| le 29 janvier par BC | |
| - Inauguration du premier parc éolien public de France |
|
C'est une première : la régie communale de Montdidier (80) a pris en charge la gestion de ses 4 éoliennes. Objectif : produire l'équivalent de 50 % de la consommation électrique de la commune et redistribuer les bénéfices sous forme de subventions aux initiatives de sobriété énergétique.
Les parcs éoliens, tout le monde en connait le principe, ou presque. Les sociétés d'exploitation des parcs vendent l'électricité produite à l'opérateur historique sur la base du tarif d'achat réglementé. S'il en est de même pour la régie communale de Montdidier en Picardie, les profits sont en revanche reversés aux habitants par l'intermédiaire de subventions aux travaux d'efficacité et de sobriété énergétique : isolation, installation de chaudières bois, de panneaux solaires etc… Une initiative inédite en France et qui permet à la commune d'envisager de couvrir à terme, la totalité de sa consommation d'énergie !
Source : site www.actu-environnement.com
Aller directement sur l'information en recopiant le lien ci-après dans votre navigateur : http://www.actu-environnement.com/ae/news/parc-eolien-regie-public-11794.php4
|
|
|
|
|
|
| le 20 janvier par GB | |
| - Débat autour de la gestion des déchets nucléaires |
|
La filière nucléaire française met-elle en danger sa crédibilité en privilégiant la rentabilité à court terme dans la gestion des déchets nucléaires ? C'est en tout cas le point de vue des députés Claude Birraux (UMP) et Christian Bataille (PS), qui ont publié hier leur rapport sur l'évaluation du plan national de gestion des matières et déchets radioactifs.
Ils en veulent pour preuve les deux projets phares de la France sur le sujet : la séparation-transmutation, qui doit permettre de recycler certains déchets, et le projet de stockage de Bure (Meuse), censé accueillir à terme les déchets ultimes, mais dont le coût fait l'objet d'intenses discussions.
« Les acteurs de la filière nucléaire, particulièrement EDF, sont tentés de privilégier un prétendu réalisme économique et veulent freiner les recherches » de la séparation-transmutation, affirme Christian Bataille, député du Nord. « Ils oublient juste que ce réalisme joue contre le développement à long terme de la filière nucléaire ».
Prévue dans la loi, la séparation-transmutation permet de neutraliser la radioactivité des actinides mineurs, qui représentent 0,1 % des déchets d'une centrale nucléaire. Le déploiement de réacteurs de quatrième génération, qui fonctionneront à l'uranium naturel, devrait permettre cette opération. Mais celle-ci a des inconvénients, en termes de sûreté et de coûts, selon une source proche d'EDF. « Nous recommandons donc de poursuivre le développement de la quatrième génération en laissant ouverte cette option pour réaliser une analyse des coûts et des bénéfices », dit-elle.
« Dépassionner les choses »
Le débat porte aussi sur le projet de stockage profond de Bure, qui devrait entrer en service en 2025. A l'approche du débat public, qui aura lieu d'ici à 2013, l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) doit actualiser le coût de 15 milliards qui avait été estimé en 2005 sur la base d'un scénario établi en 2002. Avec l'inflation, elle estime aujourd'hui ce coût à 21 milliards et n'exclut pas qu'il monte à 35 milliards d'euros.
EDF, qui doit financer le centre de stockage à hauteur de 80 %, conformément à sa part dans la production de déchets, s'inquiète de cette envolée (voir « Les Echos » du 6 octobre) et veut contrôler le projet. « Nous voulons apporter notre expertise d'ingénieriste », indique une porte-parole. « Il faut dépassionner les choses », a déclaré hier à l'Assemblée nationale Marie-Claude Dupuis, directrice générale de l'Andra.
T. M., Les Echos
Source ; www.lesechos.fr
|
|
|
|
|
|
| le 18 janvier par GB | |
| - Propagande nucléaire : bienvenue dans le monde merveilleux d’Areva |
|
Pour fêter ses 10 ans, Areva, le géant français du nucléaire, a décidé de se faire plaisir. Et sans lésiner sur les moyens ! Depuis le 15 janvier, pas moins de 1.500 spots déferlent sur 30 chaînes de télé. Le contribuable français sera ravi d’apprendre qu’il participe à cet anniversaire. L’État, actionnaire à 90% d’Areva, met la main à la poche pour la diffusion de cette « nouvelle prise de parole publicitaire » (sic), qui a coûté la bagatelle de 15,5 millions d’euros.
15 millions d’euros, c’est le montant que « les candidats à l’élection présidentielle étaient autorisés à dépenser avant le premier tour » en 2007, rappelle le journaliste Hervé Kempf. De quoi s’assurer une belle autopromotion ! Les publicitaires d’Euro RSCG, l’agence en charge de la réalisation du clip, s’en sont donnés à cœur joie pour cette superproduction, digne du cinéma hollywoodien.
La vie made in Areva
En l’espace d’une minute, la caméra survole les voiliers de l’époque babylonienne poussés par le vent, les moulins à eau du temps des cathédrales, les locomotives à vapeur de la révolution industrielle, puis les puits de pétrole et stations essence américaines des années 1960. Les dernières secondes s’achèvent par un travelling sur un parc éolien off-shore, jouxtant une centrale nucléaire et une immense ferme solaire. C’est dans une ambiance survoltée, avec des jeunes dansant sur la terrasse d’un immeuble, que le spot conclut : « L’énergie est une histoire qui n’a pas fini de s’écrire. Continuons de l’écrire avec moins de CO2. »
Areva « donne du sens » à l’histoire
« Personne n’a jamais dit que le nucléaire est une énergie renouvelable », défend Jacques-Emmanuel Saulnier, directeur de la communication et porte-parole du groupe Areva. On a eu peur. Parce que c’est bien l’impression que donne ce spot publicitaire. En présentant l’épopée de l’énergie, Areva veut montrer le « progrès continu » de l’histoire. Une histoire, réécrite par Areva, dont le nucléaire serait un peu l’aboutissement…
Le film « permet de remettre en perspective, de donner du sens à l’histoire de l’énergie », affirme Jacques-Emmanuel Saulnier. Et aussi de montrer comment Areva s’insère dans cette histoire « en donnant une tonalité qui est tout sauf dramatique ». Car « l’énergie est un facteur de développement, c’est un facteur de prospérité, c’est un facteur de bien-être », martèle le directeur de la communication. Les populations de la ville minière d’Arlit au Niger, où Areva extrait de l’uranium et stocke des déchets radioactifs à l’air libre, et où le taux de contamination des eaux dépasse de 7 à 110 fois les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, apprécieront. Comment Areva peut-elle oublier ce genre de détail dans sa communication, qu’elle qualifie de « volontairement décomplexée » ?
« Ce film nous ressemble parce qu’il nous permet d’évoquer un sujet sérieux sans nous prendre au sérieux », explique Jacques-Emmanuel Saulnier. Ne pas se prendre au sérieux, quand on s’occupe de réacteurs nucléaires, ce n’est pas un peu dangereux ?
Bienvenue dans « l’hyperréalité » selon Areva !
« Pour extraire l’uranium, plus besoin de mineurs. Pas de travailleurs sous-traitants exposés à la radiation, ni de déchets radioactifs, et motus sur les rejets cancérigènes des centrales et de La Hague : c’est la vie rêvée made in Areva, lisse et aseptisée », s’énerve-t-on du côté du réseau Sortir du nucléaire. On imagine mal la jeunesse dorée représentée dans ce spot et trinquant entre amis, discuter déchets nucléaires et risques d’accidents.
Chez Areva, on explique avoir adopté pour cette dernière séquence du clip, représentant « aujourd’hui et demain », le style « hyperréaliste des jeux vidéo ». À l’inverse des plans des autres époques où l’on voit des gens au travail ou dans les rues, ici des jeunes dansent et font la fête sur le toit des gratte-ciels, dans l’insouciance la plus totale. Bienvenue dans « l’hyperréalité » selon Areva !
Plainte contre la « propagande massive » d’Areva
L’association Sortir du nucléaire vient de déposer une plainte devant l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), pour « dénoncer les manipulations induites par cette propagande massive », qui fait passer le nucléaire pour une énergie propre. L’enjeu ? Relancer le débat sur l’énergie. En 2009, les Verts avaient obtenu, après plainte auprès de l’ARPP, la suspension de la précédente campagne publicitaire d’Areva, « L’énergie au sens propre ».
Sophie Chapelle et Agnès Rousseaux
source : www.bastamag.net
|
|
|
|
|
|
| le 18 janvier par BC | |
| - Notre région très en retard sur le développement de l’éolien |
|
Malheureusement, la Franche-Comté ne comporte qu’un parc éolien : le parc du Lomont - 15 machines de 2 MW - mis en service il y a déjà 3 ans. Notre région doit apporter concrètement sa contribution à la production nationale d’électricité verte. Une circulaire ministérielle sur le développement de l’éolien issue du « Grenelle de l’environnement » décline les efforts français en objectifs régionaux. Cette circulaire, datée du 7 juin 2010, propose une feuille de route de l’éolien avec une fourchette de 6 à 8 éoliennes à installer annuellement en Franche-Comté. Avec une puissance unitaire de 2 MW et 7 machines installées sur les 10 prochaines années, cela portera notre puissance totale à 170 MW en 2020. Ce chiffre, même s'il est engageant, est plutôt timide vis-à-vis des objectifs du « Grenelle » car la France doit installer 19 000 MW d’éoliennes terrestres d’ici 2020 (engagement de la loi et de la Programmation Pluriannuelle des Investissements électriques 2009). Et les actions de désinformation des anti-éoliens associées à un manque de volonté politique fait craindre le pire.
Circulaire ministérielle complète (copier le lien suivant dans votre navigateur) : https://zimbra.ajena.org/home/bcornevin@ajena.org/Briefcase/Circulaire%20eolien%207%20juin%202010
|
|
|
|
|
|
| le 14 janvier par GB | |
| - Ces travailleurs de l’Est qui construisent l'EPR |
|
30% des salariés de Flamanville sont étrangers. Les syndicats dénoncent leurs conditions de travail.
Pour construire le futur réacteur nucléaire de nouvelle génération EPR à Flamanville, dans la Manche, EDF emploie majoritairement des travailleurs originaires des pays de l’Est. France Soir , qui révèle l’information dans son édition de mardi, indique ainsi que plus d’un millier d’étrangers sur les 3.200 salariés de l’entreprise publique sont essentiellement roumains et bulgares mais aussi espagnols ou portugais.
Il y a quelques jours, certains de ses travailleurs ont placardé sur le chantier une affichette pour exprimer leur ras-le-bol, sur lequel on pouvait lire "stress, oppression, désespoir, on en a marre".
"C’est inacceptable"
Les syndicats s’inquiètent aussi des conditions de travail de ces salariés étrangers. "Elles ne sont pas tout à fait les mêmes que pour les travailleurs français, mais là, impossible de savoir combien ils sont payés et combien d’heures ils font réellement", assure à France Soir Jacques Tord, délégué CGT sur le chantier de Flamanville. Toujours selon ce syndicat, la grande majorité des salariés roumains, employés par Bouygues Construction, travailleraient entre 10 et 15 heures par jour. "Parfois ils commencent à 6 heures du matin pour finir à 22 heures le soir. C’est inacceptable", confie-t-il, au micro d'Europe 1.
Des contrôles difficiles à faire
Des informations difficiles à vérifier sur le terrain. En la matière, ce n’est pas l’Inspection du travail qui est compétente mais l’Autorité de sûreté nucléaire. Or, celle-ci reconnaît que les contrôles sont difficiles à effectuer, notamment car les fiches de paie sont écrites en roumain.
Du côté de Bouygues Construction, premier employeur du chantier, on explique ce recours massif à des travailleurs des pays de l’Est par le fait que ces emplois "pénibles" n’auraient pas trouvé preneurs parmi les ouvriers français. "Le recrutement effectué au niveau local n’a pas tenu toutes ses promesses, [en raison du] manque de candidats expérimentés pour des postes de gros œuvre allant de la maçonnerie au banchage en passant par le ferraillage", a précisé l’entreprise à France Soir.
source : Europe 1 sur www.sortirdunucleaire.org
|
|
|
|
|
|
| le 14 janvier par GB | |
| - Niger : 200 000 litres de déchets extrêmement radioactifs dans l'environnement ! |
|
Au Niger, en guise de cadeau de Noël à la population, la société minière Somaïr (groupe Areva) a répandu 200 000 litres de déchets extrêmement radioactifs dans l'environnement, à seulement 3,5 km de la ville d'Arlit. Trois hectares se trouvent très gravement contaminés. À l'origine de cette pollution absolument scandaleuse, la rupture, le 11 décembre dernier, des digues de bassins de décantation, qui contiennent des éléments radioactifs spécialement toxiques.
Cette grave contamination montre la négligence criminelle dont Areva fait régulièrement preuve. Le groupe français sacrifie sans aucun état d'âme la santé des Nigériens pour alimenter les réacteurs nucléaires en uranium. Alors que les Français s'apprêtent à passer les fêtes éclairés et chauffés en partie avec de l'uranium du Niger (près de 20 % de l'uranium utilisé dans les réacteurs nucléaires en France provient des mines d'uranium du Niger), les Nigériens font les frais de l'exploitation de ce minerai. Rappelons que 100 % de l'uranium utilisé en France est importé : le nucléaire nous rend entièrement dépendants de l'étranger. Et toute l'industrie nucléaire est spécialement dangereuse et polluante : le Réseau « Sortir du nucléaire » a déjà fait condamner Areva suite à la pollution radioactive des eaux près du Tricastin en 2008.
Mais la priorité d'Areva, ce n'est ni l'environnement, ni la santé, ni la loi, mais l'argent. Ses actionnaires se réunissent aujourd'hui pour augmenter le capital du groupe. Ils viennent de soutirer encore 300 millions d'euros des caisses de l'État, et s'apprêtent à accepter les pétrodollars du Koweït, une monarchie autoritaire peu soucieuse des Droits de l'Homme.
Dénonçant ce nouveau scandale sanitaire entièrement imputable au nucléaire, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle son exigence d'une sortie définitive du nucléaire civil et militaire. Une politique énergétique respectueuse des ressources naturelles, de l'environnement, de la santé publique et des droits fondamentaux est parfaitement réaliste : ce n'est qu'une affaire de volonté politique !
source : ecolopress sur www.sortirdunucleaire.org
|
|
|
|
|
|
| le 13 janvier par GB | |
| - Sûreté nucléaire : une hausse de 18 % des incidents significatifs en 2009 |
|
Les défaillances humaines et organisationnelles étaient à l'origine de 85 % des événements significatifs pour la sûreté nucléaire en 2009 selon l'IRSN. Les conditions tendues d'exploitation du parc français sont également soulignées.
Alors qu'Eric Besson, ministre de l'Energie, se réjouit du fonctionnement, au coeur de l'hiver, de l'intégralité du parc nucléaire français (58 réacteurs), première depuis six ans, le rapport sur la sûreté nucléaire en 2009 publié par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) le 4 janvier dernier est bien moins réjouissant…
Si l'IRSN note ''qu'aucun incident n'a eu de conséquence importante pour l'état de l'installation, l'environnement, la santé des travailleurs et de la population'', 713 événements significatifs pour la sûreté ont été constatés sur le parc de réacteurs durant l'année 2009, soit 14 % de plus qu'en 2008. Ces événements seraient d'ailleurs en constante augmentation depuis 2005.
En 2009, 95 événements ont été classés au niveau 1 de l'échelle internationale INES (sur 7 niveaux), contre 72 en 2008 et 55 en 2007. L'incident survenu sur le site de Cruas le 2 décembre 2009 (''perte totale du circuit de refroidissement des systèmes importants pour la sûreté du réacteur n°4'') a été quant à lui classé au niveau 2. Un autre incident a été classé au niveau 2 : celui survenu dans la centrale de Flamanville (irradiation accidentelle d'un opérateur lors d'un tir de contrôle gammagraphique).
Des défaillances humaines et organisationnelles pour 85 % des événements significatifs pour la sûreté
''La manière d'exploiter un réacteur est un facteur déterminant pour assurer en permanence un niveau de sûreté satisfaisant, note l'IRSN qui constate que ''les aléas d'exploitation et les difficultés techniques restent nombreux sur le parc''.
Les défauts en matière de qualité des interventions de maintenance (préparation insuffisante d'interventions, réalisation incorrecte ou contrôles défaillants) et les difficultés d'appropriation des référentiels d'exploitation par les exploitants des centrales, ''dont l'évolution continue rend complexe la déclinaison dans les documents opératoires'', font partie des problématiques majeures. ''C'est un facteur important de non-conformités aux spécifications techniques d'exploitation, dont le nombre est toujours aussi élevé''.
Ainsi 85 % des événements significatifs ont pour origine une défaillance d'origine organisationnelle ou humaine, avec des disparités importantes d'une centrale à l'autre. ''Plusieurs plans d'actions élaborés au niveau national ont été mis en œuvre en vue d'améliorer les pratiques, les organisations et les modes de management. Si, sur le fond, ces plans sont effectivement de nature à améliorer la sûreté de l'exploitation et la radioprotection, leur efficacité réelle dépend par contre de la manière dont chaque centrale les priorise et les décline. Elle dépend aussi de la manière dont les acteurs de terrain les perçoivent en regard de leurs pratiques habituelles et donc se les approprient'', indique l'IRSN.
En 2009, 40 % des défaillances sont de premier niveau, ''autrement dit des défaillances qui concernent les activités des acteurs de première ligne, par exemple des erreurs de geste, des confusions de matériels, de locaux ou de réacteurs, des oublis et des transgressions de règles, volontaires ou non'', 35 % sont des défaillances dans le diagnostic de situations, 28 % sont des défaillances dans la rédaction, le contrôle ou la mise à jour de la documentation opérationnelle ou des défauts dans son utilisation, 25 % sont des défaillances liées à l'organisation et aux performances des centrales concernant la préparation et la planification des activités, 20 % sont des défaillances dans les processus de contrôle au cours et à l'issue d'interventions et 20 % sont des événements qui révèlent des défauts de connaissances des phénomènes physiques, de l'installation, des matériels ou des référentiels, parfois des défauts de compétences.
Des conditions d'exploitation tendues
L'IRSN note également qu' ''un autre facteur important d'aléas réside dans les conditions d'exploitation très contraignantes et tendues qu'imposent les objectifs de productivité du parc, en particulier lors des arrêts de tranche pour maintenance et rechargement, au cours desquels on constate un nombre élevé d'événements significatifs, en augmentation sur certains paliers du parc''.
Tous les 12 ou 18 mois, chaque tranche est arrêtée pendant quelques semaines pour réaliser des opérations courantes d'entretien et d'inspection et recharger le combustible. ''L'exploitant s'organise chaque année pour placer les maintenances des réacteurs durant les périodes de l'année les moins tendues pour l'équilibre offre/demande en électricité, ce qui requiert une organisation industrielle délicate lors des périodes où se concentrent les maintenances'', explique le ministère de l'énergie. Mais en novembre 2009, 18 réacteurs sur les 58 que compte le parc français ont été à l'arrêt en même temps…
source : www.actu-environnement.com
|
|
|
|
|
|
| le 06 janvier par GB | |
| - Le réseau gazier menacé par la production d'électricité |
|
Plusieurs associations** font valoir que depuis 2006, plusieurs projets de centrales électriques au gaz naturel sont en cours d'étude, d'autorisation ou de construction sur l'ensemble du territoire national.
Elles ont demandé une audience auprès de Nathalie Kosciusko-Morizet, l'actuelle ministre de l'Écologie et du Développement durable afin d'exposer "les conséquences du développement trop important de centrales thermiques gaz dans le paysage énergétique français, et plus particulièrement de leur impact considérable sur les tarifs et conditions d'accès aux réseaux de transport de gaz naturel".
Selon les 4 associations signataires, les centrales électriques à cycle combiné au gaz naturel, dites CCG, constituent une menace à différents niveaux en raison de leur développement non contrôlé selon un cadre national. Ainsi, le doute subsiste notamment en termes de sécurité énergétique, de pérennité des services publics du gaz et de l'électricité, et de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre.
Dans la lettre ouverte formulée à l'attention de la ministre, il est dit que ces centrales nécessiteraient d'énormes quantités de gaz : un CCG de 400 MW équivaut à une consommation comparable à celle de l'agglomération rennaise, selon GRTGAZ. Par ailleurs, il apparaît que selon les prévisionnels des GRT, et ceci malgré certaines insuffisances relevées dans les études (sous-évaluation du parc prévisible de CCG à l’horizon 2020 – dont 5 tranches représentant une puissance de 2,4 GW avec mise en service dès 2013, pas de prise en considération d’épisodes de froid intense, de risques d’indisponibilité de l’un ou l’autre ouvrage, prise en considération d’ouvrages non décidés à ce jour, ...), une augmentation de plus de 20 % de la consommation nationale de gaz sur dix ans, serait intégralement imputable au développement de ces centrales.
Cette consommation importante de gaz amènerait selon les associations à une congestion probable du réseau, avec à la clé une situation critique dès l'hiver 2011-2012, une incapacité du système à soutenir l'ensemble de la demande établie à 21 jours en 2013 et à 52 jours en 2015 !
Ensuite, le coût des investissements nécessaires représenterait près de 3 milliards d'Euros. Enfin, la proposition tarifaire formulée par la Commission de Régulation de l’Energie ne permettrait pas toujours selon elles à assurer l'équité du service public du transport de gaz naturel, ni de garantir la pérennité de la sécurité d’approvisionnement du système gazier. Et d'ajouter "Aucune proposition concrète n'étant à noter du côté des producteurs d’électricité".
Pour terminer, le collectif a formulé 4 revendications principales en vue de l'adoption prochaine de nouvelles règles tarifaires d'accès au réseau de gaz naturel appliquées aux CCG.
1. Une juste répercussion des coûts générés par les utilisateurs du réseau de gaz naturel (révision complète de la proposition tarifaire actuelle)
2. L'intégration dans la nouvelle proposition tarifaire, la prise en charge des renforcements du réseau de transport rendus nécessaires uniquement par le déploiement des CCG sur le territoire : soit 2,8 milliards d'euros selon les opérateurs gaziers.
3. Un approfondissement de l'étude des risques sur la sécurité d'approvisionnement effectuée par les GRT en mars 2010
4. La nouvelle proposition tarifaire anticipe les mesures préventives fondées sur le marché et axées sur la demande en gaz naturel, telles que préconisées par l’Union européenne le 20 octobre dernier.
** Association de Défense contre la pollution à Sarreguemines et Environs, Pas de Centrale en Basse Automne, Transparence Développement et Ruralité, et le Collectif Urgence Réchauffement Climatique
Source : TDR / ADPSE / PDCBA / CURC sur www.enerzine.com
|
|
|
|
|
|
| le 04 janvier par GB | |
| - Enfin un colloque sur le pic pétrolier à l'assemblée nationale ! |
|
Le pic pétrolier semble sortir progressivement de l'ombre !
Alors que les premiers experts alertaient sur le pic pétrolier mondial depuis 1998, peu d'oreilles politiques se sont approprié le discours pour le relayer.
Le plus actif est évidemment Yves Cochet, député Vert, auteur en 2005 du très célèbre "Pétrole Apocalypse". Derrière ce titre évocateur, vous trouverez dans cet ouvrage des explications limpides et étayées, accompagnées d'analyses politiques locales, nationales et internationales. Un des ouvrages de référence sur le sujet.
Yves Cochet sera l'un des intervenants du colloque à l'initiative du pôle écologique du Parti Socialiste, ayant pour objectif de discuter des propositions politiques qu'il faudrait mettre en avant en 2012 dans la perspective du pic pétrolier.
Ce colloque pourrait être l'occasion d'engager une réflexion au niveau national sur cette thématique à la fois majeure et ignorée du plus grand nombre. Elle permettra, je l'espère, d'aller chatouiller les oreilles des journalistes et des personnalités politiques et, pourquoi pas, de commencer un éveil des consciences devenu urgent.
Le pic pétrolier: quelles propositions politiques pour 2012 ?
- Date : mardi 25 janvier 2011 à 19h30
- Lieu : Assemblée nationale, 126 rue de l'Université, salle 6237, 2è sous/sol
- Organisateur : le pôle écologique du Parti socialiste
Les intervenants :
- Matthieu Auzanneau. Un des rares journalistes français à s’intéresser au pic pétrolier, auteur du blog http://petrole.blog.lemonde.fr/
- Yves Cochet. Député vert, président du groupe d’études sur les pics pétroliers et gaziers de l’Assemblée nationale
- Bernard Durand. Géologue et géochimiste, spécialiste des mécanismes de la formation des gisements de pétrole et de gaz,
- Géraud Guibert, conseiller municipal du Mans (PS), ancien conseiller de P. Bérégovoy et de Laurent Fabius, co-fondateur et animateur du pôle écologique du PS
- Jean-Marc Jancovici. Ingénieur conseil, spécialisé dans les domaines de l'énergie et du changement climatique. Il est l'auteur du site de vulgarisation www.manicore.com
- Benoît Thévard : ingénieur de l'école des mines en génie énergétique, collaborateur de Patrick Déry, spécialiste de l'énergie ayant proposé un scénario pour l'indépendance au pétrole du Québec d'ici 2030. Auteur du site http://www.avenir-sans-petrole.org/
- Philippe Tourtelier, député d’Ile-et-Vilaine (PS), vice-président de la commission développement durable de l’Assemblée nationale, en charge du suivi du Grenelle au sein du groupe socialiste, membre du pôle écologique.
!!! Accès libre, places limitées :
Pour des raisons de sécurité, l’Assemblée nationale demande une inscription préalable. Merci de vous inscrire par mail en précisant vos prénom et nom. N’oubliez pas de vous munir d’une pièce d’identité pour entrer à l’Assemblée nationale le 25 janvier.
Inscription obligatoire avant le 22 janvier :
contactpoleecologique@gmail.com
source : http://www.avenir-sans-petrole.org/
|
|
|
|
|
|
| le 03 janvier par GB | |
| - Affichage obligatoire du DPE dans les annonces immobilières |
|
Les propriétaires qui mettent un logement en vente ou en location doivent, depuis le 1er novembre 2006 dans le premier cas et depuis le 1er juillet 2007 dans le second cas, fournir à l'acheteur ou au locataire un diagnostic dit de performance énergétique (DPE), qui les informe sur les consommations d'énergies du bien. Le document, établi par un professionnel certifié, indique une consommation théorique d'énergie primaire exprimée en kWh / m² . an. Le logement est alors noté en conséquence dans l'une des sept catégories : de A, la plus économe à G la plus dispendieuse.
Le ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer a signé en mai 2008 une convention avec les professionnels de l'immobilier. Dans cette convention, les professionnels se sont notamment engagés à de nombreuses actions parmi lesquelles l'affichage de la performance énergétique dans les annonces immobilières. Un premier bilan a été effectué mi 2009. Le constat principal est que l'affichage des DPE est encore balbutiant. Devant le manque de résultats, il a été décidé de rendre obligatoire cette mesure d'affichage de la performance énergétique dans les annonces immobilières, pour renforcer la communication et la sensibilisation des futurs acquéreurs ou locataires.
Cette disposition figure à l'article 1er de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement pour l'environnement dite Loi Grenelle 2.
Elle a été transposée par le décret n° 2010-1662 du 28 décembre 2010, publié au JO le 30 décembre 2010, qui impose l'obligation de mentionner la performance énergétique des bâtiments dans les annonces immobilières diffusées à compter du 1er janvier 2011, qu'il s'agisse de vente ou de mise en location.
Le texte prévoit les différentes modalités de cet affichage suivant le type de support de l'annonce diffusée. Dans le cas des annonces présentées dans les locaux des professionnels de l'immobilier ou sur le réseau internet, il précise les dimensions minimales à respecter.
Cette obligation concerne les particuliers, agences immobilières, professionnels de l'immobilier, constructeurs et promoteurs, propriétaires bailleurs, professionnels habilités à exercer à titre complémentaire des activités d'entremise et de gestion immobilière.
source : ADEME
|
|
|
|
|
|
| le 17 décembre par GB | |
| - Nouvelle interconnexion du réseau électrique entre la France et l'Espagne |
|
Inelfe, société détenue à parts égales par RTE et Red Electrica de Espana (REE)*, a attribué deux contrats fondateurs de la future ligne souterraine d'interconnexion électrique entre la France et l'Espagne.
L'interconnexion France-Espagne qui augmentera la capacité d'échanges d'électricité entre les deux pays en la portant de 1400 à 2800 MW, renforcera aussi de fait la sécurité d'approvisionnement électrique au niveau régional et national. Elle permettra selon RTE "de tirer tout l'avantage de la complémentarité des parcs de production des deux pays, et d'intégrer davantage de production à base d'énergies renouvelables sur le réseau".
Pour toute la longueur du tracé, soit environ 65kms, Prysmian fabriquera 252 kms (4 fois le tracé) de câbles synthétiques, posés en souterrain, en tranchée, puis en galerie, sous la partie montagneuse des Pyrénées.
Deux paires de câbles achemineront de part et d'autre de la frontière, 2000 mégawatts électriques en courant continu, à 320 kilovolts.
Siemens construira deux stations de conversion : une à chaque extrémité de la ligne. Ces stations ont pour rôle de transformer le courant électrique alternatif en continu. Elles seront situées à Baixas (près de Perpignan, France) et à Santa Llogaia (près de Figueres, Espagne). Inelfe a choisi la technologie dite « Voltage source converter » qui comporte de nombreux avantages pour le réseau électrique, de par sa flexibilité et la capacité à fournir des services de secours dans des conditions de réseau dégradées.
Les choix technologiques réalisés dans ce projet constituent des innovations tant pour la longueur de la liaison souterraine, que la technologie des câbles et des stations de conversion à ce niveau de tension et de puissance.
Les contrats câbles et stations représentent aujourd'hui environ 60% du budget total d'Inelfe, lequel s'établit à 700 millions d'euros.
Le début des travaux par Inelfe interviendra en 2011 dès lors que RTE, en France, aura obtenu les autorisations administratives nécessaires à la construction de cette ligne d'interconnexion, REE venant d'en obtenir une partie.**
Rappelons que les caractéristiques principales du projet (ligne souterraine, en courant continu, avec un tracé calé autant que possible sur les infrastructures existantes) ont été définies par l'accord de Saragosse signé le 27 juin 2008 entre les gouvernements français et espagnol.
L'interconnexion France-Espagne, déclarée projet d'intérêt européen, est financée par l'Union Européenne à hauteur de 225 milllions d'euros, dans le cadre de son programme EEPR (European Energy Program for Recovery).
* Inelfe (INterconnexion électrique France Espagne) est une société commune à parts égales entre RTE, le gestionnaire du Réseau de Transport d'Electricité en France et son homologue en Espagne, Red Electrica de Espana créée en 2008 et ayant pour objet la réalisation de l'interconnexion.
** REE a obtenu la Declaracion de Impacto Ambiental (DIA) le 13 décembre.
source : www.enerzine.fr
Note d'Ajena :
la France dispose actuellement d'interconnexions permettant d'importer ponctuellement jusqu'à 8000 MW d'électricité pour couvrir nos besoins en cas de pointe de consommation. Cependant, cette capacité maximale d'importation pourrait rapidement atteindre ses limites : mercredi 15 décembre 2010, lors du records de consommation électrique, RTE a du procéder à l'importation de 4000 MW en provenance de nos voisins européens, soit 50% de notre capacité maximale d'importation. Pour rappel, lors du pic de consommation de février 2010, les importations n'avaient atteint "que" 15% de cette capacité...
Et quand on voit l'évolution quasi "exponentielle" de la consommation électrique hivernale, on peut douter de la possibilité pour RTE d'assurer l'équilibre du réseau dans un avenir proche, et ce malgré la construction de nouvelles interconnexions. La nouvelle interconnexion France-Espagne dont il est question dans l'article ci-dessus annonce en effet un gain de 1400 MWde capacité d'importation. Or, rien qu'entre le 14 et le 15 décembre 2010, la consommation maximale d'électricité a augmenté en France de 1150 MW. Autrement dit, cette nouvelle interconnexion est dérisoire, avant même que sa construction ne soit entamée, et ne permettra pas de garantir l'équilibre du réseau. Un usage plus judicieux de ces 700 millions € aurait donc pu être fait, d'autant plus que beaucoup d'actions correctives relèvent du comportement des consommateurs et ne coutent donc rien !
|
|
|
|
|
|
| le 16 décembre par GB | |
| - EDF engage la rénovation de ses centrales nucléaires |
|
Alstom a annoncé hier avoir remporté des commandes d'une valeur de 340 millions d'euros pour la réhabilitation et la maintenance d'une partie du parc nucléaire d'EDF en France.
Ainsi, Alstom fournira des stators pour des alternateurs de 900 et 1300 MW, des rotors pour des alternateurs de 900 MW et des lignes de rotors pour des turbines à vapeur de 900 MW. Ce dernier a conçu et fabriqué tous les îlots conventionnels équipant aujourd'hui les centrales nucléaires françaises, toutes détenues et exploitées par EDF. Celles-ci représentent 64 % de la base installée du pays et 86 % de la consommation totale d'électricité en France.
Selon le spécialiste français de la production d'électricité, "la maintenance et la rénovation restent un moyen rapide et rentable d'accroître la puissance d'une centrale et d'assurer l'allongement de sa durée de vie. Elles améliorent également l'efficacité de l'installation, en permettant de produire davantage d'énergie avec une même quantité de combustible".
"Ces commandes obtenues auprès d'EDF témoignent de la confiance constante que l'électricien français accorde aux produits phares d'Alstom et à sa technologie de pointe dans le domaine nucléaire", a déclaré Philippe Joubert, Président d'Alstom Power.
Ce contrat s'inscrit dans la stratégie des opérations importantes menées par EDF pour la maintenance et la rénovation de son parc nucléaire, au même titre que le contrat cadre signé en 2008 avec Alstom pour la rénovation d'alternateurs.
source : www.enerzine.com
Note d'Ajena : vous comprenez mieux pourquoi le cout du kWh a augmenté de 3,5 % cet été et qu'il va de nouveau augmenter de 3 à 11% dès janvier 2011 ?
|
|
|
|
|
|
| le 16 décembre par GB | |
| - Forte hausse du nombre de réclamations sur les factures d'énergie |
|
Le nombre de réclamations portant sur les factures d'énergie a été multiplié par dix depuis 2007, et celles-ci "ne sont pas toujours traitées de manière satisfaisante", selon un rapport du médiateur de l'énergie qui doit être remis jeudi au ministre de l'énergie, Eric Besson.
"En 2009, les fournisseurs d'énergie ont déclaré au médiateur […] qu'ils avaient reçu environ 350 000 réclamations écrites, environ dix fois plus qu'en 2007", écrit le médiateur dans son rapport, que l'AFP a pu consulter. Si le nombre de réclamations enregistrées par GDF Suez a baissé en 2010, selon le rapport, "les autres fournisseurs ont plutôt constaté une augmentation des réclamations par rapport à 2009", ajoute-t-il sans plus de précisions.
Ce rapport fait suite à une polémique déclenchée par un article du Parisien-Aujourd'hui en France l'été dernier. Selon le quotidien, l'ancien Gaz de France aurait gonflé la facture de ses clients et n'aurait remboursé le trop-perçu qu'en fin d'année, afin de se constituer une trésorerie, ce que le groupe avait démenti fermement.
Relevant que les "estimations [de consommation] sont actuellement inévitables pour la facturation de l'électricité et du gaz naturel", le médiateur de l'énergie assure que "les méthodes d'estimation peuvent être améliorées mais n'ont pas été conçues pour surfacturer les consommateurs".
"Par ailleurs, le médiateur n'a constaté chez les fournisseurs aucune pratique visant à l'application rétroactive des hausses des tarifs de l'énergie", souligne également le rapport. Celui-ci dénonce toutefois le fait que les réclamations des consommateurs "ne sont pas toujours traitées de façon satisfaisante […] notamment en termes de délais de réponse".
source : www.enerzine.com
|
|
|
|
|
|
| le 16 décembre par GB | |
| - Mercredi 15 décembre 2010 : le record de conso d'électricité est encore battu |
|
Avec 96.350 mégawatts (MW), un nouveau record historique dans la consommation française d'électricité a été atteint mercredi à 19H02, dépassant le précédent de 2.150 MW, établit mardi soir, à cause essentiellement du froid qui touche actuellement le pays.
Pour subvenir à la demande importante d'électricité aux heures de pointe, EDF a prévu de démarrer des centrales électriques au fioul, au gaz et au charbon. Gros émetteurs de gaz à effet de serre, ces centrales électriques ont généré mercredi soir (19h00) environ 12.126 tonnes de CO2 par heure.
La France a également importé des pays voisins un solde net d'environ 4.000 mégawatts d'électricité, ce qui représente environ 50% de la capacité maximale d'importation du réseau de lignes à haute tension.
Toutefois, ce niveau de consommation ne devrait pas être surpassé ce jeudi, selon les dernières estimations du Réseau de Transport d'Electricité (RTE). Ce dernier prévoit en effet une pointe identique à celle de mardi, avec 94.200 MW.
source : www.enerzine.com
note d'Ajena :
- 17 décembre 2007 : 88 960 MW
- 07 janvier 2009 : 92 400 MW
- 11 février 2010 : 93 080 MW
- 14 décembre 2010 : 94 200 MW
- 15 décembre 2010 : 96 350 MW
mais où va-t-on ?!
|
|
|
|
|
|
| le 10 décembre par GB | |
| - Le Grenelle de l'environnement pourrait pénaliser l'économie dès 2020 |
|
C'était un des arguments du gouvernement en faveur du Grenelle de l'environnement : créer un cercle vertueux qui servirait à la fois les enjeux écologiques et économiques. "L'enjeu, c'est d'investir massivement pour créer les conditions de la croissance de demain", proclamait le président de la République en novembre 2007 dans son discours de clôture du Grenelle, avec maintes références au plan Marshall qui permit à l'Europe de se redresser après-guerre.
Trois ans après cette grand-messe d'une écologie qui se voulait pragmatique, de nombreuses mesures ont été abandonnées et des économistes du Trésor doutent de l'impact à long terme du Grenelle sur la croissance et l'emploi. Pire, selon eux, elles pénaliseront emploi et croissance dans une décennie.
Six économistes du Trésor ont publié un document de travail (PDF) sur les "impacts macroéconomiques du Grenelle" ; document établi sur la base d'une simulation effectuée grâce à la méthode Mésange (Modèle économétrique de simulation et d'analyse générale de l'économie). Cette analyse, selon ses auteurs, "permet de tenir compte des répercussions sur l’ensemble de l’économie et sur les finances publiques des investissements publics et privés mis en jeu". Après la courte phase de croissance du PIB induite par ces investissements, l'économie française devrait selon leurs prévisions en payer le prix à la fois en terme de PIB et d'emploi.
2009-2020 : les investissements profitent à l'économie. Les auteurs de l'étude ont étudié l'hypothèse selon laquelle les engagements du Grenelle de l'environnement se traduiraient par 450 milliards d'euros d'investissements supportés par les entreprises, les particuliers et les administrations publiques. Des investissements réalisés sur la période 2009-2050, mais "concentrés sur la décennie 2010 et portés dans des proportions comparables" par les trois acteurs concernés.
Lors de cette décennie, la majeure partie des 450 milliards profitera à l'économie française. D'après les résultats de cette simulation, "les effets multiplicateurs de ces investissements dominent l’impact négatif du financement de leur coût sur l’économie. Le surcroît d’activité attendu est compris entre 0,4 % et 0,5 % la première année dans tous les scénarios, pour atteindre un maximum en 2014 entre 1,6 % et 1,9 %". Sur le plan de l'emploi, le maximum serait également atteint en 2014 ; avec la création de 200 000 à 250 000 emplois supplémentaires.
Les lois dites Grenelle I et II ayant notamment pour but de réduire les émissions de gaz à effet de serre, la plupart des dispositions concernent la consommation d'énergie. Donc les économistes ont imaginé trois prix possibles pour le baril de pétrole : 62, 80 et 130 dollars par baril. Trois scénarios auxquels il faut ajouter un quatrième : du pétrole à un prix bas (62 dollars par baril) associé à un "gain de productivité globale". Plus le prix du pétrole est élevé, plus les investissements destinés, par exemple, à développer les énergies renouvelables doperont l'économie. Ainsi, le surcroît d'activité de 1,9 % qu'envisagent les économistes serait atteint en 2014 si le baril de pétrole s'envolait à 130 dollars.
2020-2050 : l'économie paye le prix. Après 2014, quels que soient les scénarios envisagés, le PIB et l'emploi redescendraient vers le zéro – niveaux de référence de l'étude –, qui serait atteint vers 2020. Le "net ralentissement puis l’arrêt des investissements ainsi que la hausse des prix et des prélèvements obligatoires nécessaires à leur financement annulent les gains économiques du Grenelle", estiment les auteurs de l'étude.
Selon la simulation, à partir de 2021, le PIB et l'emploi passeront à des valeurs inférieures à celle des niveaux de référence de l'étude. Ainsi, le plus bas serait atteint en 2023. "La modification des hypothèses sur le prix de l’énergie et l’inclusion ou non des avantages socio-économiques générés par les investissements dans l’analyse ne modifient que légèrement ces résultats", remarquent les économistes.
Ainsi, le PIB pourrait perdre jusqu'à 0,5 ou 0,7 % – respectivement, pour un baril de pétrole à 130 ou 62 dollars. A cette date, l'économie aurait détruit entre 145 000 et 176 000 emplois – respectivement pour le scénario envisageant un baril de pétrole à 130 dollars et pour celui qui imagine un baril à 62 dollars assorti d'un gain de productivité.
Un lent retour à la normale. Dans la simulation, une fois que PIB et emplois seront arrivés à leur minimum en 2023, ils retourneront lentement vers le zéro de l'étude. "Si l’impact sur le PIB devrait disparaître à partir de 2035, la perte d’emplois ne devrait se résorber que très lentement et s’éteindre avec les dernières dépenses publiques, prévues ici pour 2079", prévoient les auteurs. Et ce en dépit "d'hypothèses (très) optimistes" sur le volet "transports" de la simulation, qui représente un des secteurs majeurs d'investissements.
Ces estimations sont très éloignées de celles d'une étude commandée en 2009 par le ministère de l'économie au cabinet Boston Consulting Group. Selon ce dernier, les 450 milliards d'euros d'investissements liés au Grenelle auraient entraîné la création de 600 000 emplois entre 2009 et 2020 ; un chiffre jugé, à l'époque, très optimiste. Les économistes du Trésor préviennent toutefois que "le Grenelle de l’environnement pourrait, à long terme, enclencher des effets positifs
durables sur l’économie via un surcroît d’innovation". Des effets qui, l'avouent-ils, "sont imparfaitement pris en compte" dans cette étude.
Source : www.lemonde.fr
note d'Ajena : petit cours d'économie et de sciences sociales pour les Nuls
--> il faut savoir que le PIB est un indicateur économique se basant sur la quantité totale de biens et de services produits dans un pays en une année. Ainsi une activité industrielle polluante permet d'augmenter fortement le PIB : une première fois en créant le produit, et une deuxième fois en impliquant une dépollution du milieu qu'elle a pollué. Autrement dit, pour que le PIB augmente, il vaut mieux conserver nos activités polluantes puis (essayer de) dépolluer, plutôt que de prendre le problème à la base et de supprimer l'activité polluante... on marche sur la tête n'est-ce pas ?
c'est pourquoi un nouvel indicateur a été développé dans les années 90 : l'Indice de Développement Humain (IDH), basé sur l'espérance de vie, le niveau d'instruction et les conditions de vie. C'est donc un indicateur qualitatif (bien-être) alors que le PIB est un indicateur quantitatif (richesse).
En analysant ce que pourrait être une vrai politique environnementale à l'aune de cet IDH, nul doute que le résultat serait largement positif...
|
|
|
|
|
|
| le 10 décembre par GB | |
| - Publication du décret suspendant l'obligation d'achat de l'électricité solaire |
|
Le Gouvernement vient de publier au Journal officiel le décret n° 2010-1510 du 9 décembre 2010 suspendant l'obligation d'achat de l'électricité produite par certaines installations utilisant l'énergie radiative du soleil.
Ce texte a subi quelques modifications par rapport au projet de texte qui a été diffusé la semaine prochaine, à la suite d'une réunion interministérielle et d'un communiqué officiel du Premier ministre.
En résumé, si le Gouvernement a légèrement assoupli les conditions permettant d'échapper au moratoire de trois mois, il a confirmé et aggravé les conditions de sortie du moratoire. Ce n'est donc pas une suspension mais un coup d'arrêt, c'est à dire un nettoyage de la file d'attente des dossiers en attente de raccordement qui vient d'être décidé, lequel sera sans doute prochainement couplé à une baisse tarifaire.
Le Gouvernement n'aura donc pas tenu grand compte, ni des revendications des organisations et associations de défense de l'énergie solaire, ni de l'avis du Conseil supérieur de l'énergie qui s'est réuni hier et qui avait adopté plusieurs amendements qui tendaient à un assouplissement plus important du moratoire.
En réalité, le décret a été signé le jour même de la réunion du Conseil supérieur de l'énergie et publié dés le lendemain, sans perdre un instant. La décision a donc été prise sans concertation et avant concertation. Politiquement, aprés quelques hésitations sur son transfert éventuel de Roquelaure à Bercy, les choses sont désormais claires : le dossier énergie est géré à Matignon.
A titre personnel, ce que je trouve le plus regrettable tient à ce que cette décision, non seulement n'a été précédée d'aucune véritable concertation mais procède d'informations et de chiffres absolument invérifiables. Une véritable transparence du contenu et des caractéristiques de la file d'attente des dossiers de raccordement aurait été un préalable démocratique utile à cette décision de moratoire. Le Grenelle est donc ici foulé aux pieds tant sur la forme que sur le fond.
Pour autant, et même si des recours seront sans doute déposés pour demander l'annulation de ce décret, il convient de ne surtout pas tomber dans le piège de la panique et de la sinistrose qui est tendu par le Gouvernement. Car ce climat de sinistrose pourrait lui aussi, au delà de ce décret, nuire à l'avenir de l'énergie solaire et faire peur, tant aux investisseurs qu'aux consommateurs. Le plus grave dans cette affaire tient en effet au coups répétés portés à l'image de cette si belle énergie renouvelable qu'est le solaire. Son développement correspond au sens de l'histoire.
Dans l'urgence, les professionnels du secteur ont bien sûr intérêt à procéder à un examen de chacun de leurs projets pour vérifier, s'ils bénéficient de l'une des dérogations à la suspension de l'obligation d'achat et si, dans cette hypothèse, ils peuvent respecter la condition de mise en service. Egalement, lorsque cela est possible et souhaitable, ils doivent étudier la possibilité de reconstituer une demande complète de raccordement au terme de la période de suspension. Passée cette analyse cas par cas, c'est la situation générale de l'entreprise et des projets qui doit être repensée, notamment avec les investisseurs (banques..).
Voici ce qu'il faut retenir du décret du 9 décembre 2010 :
Suspension de trois mois. L'obligation de conclure un contrat d'achat d'électricité solaire est suspendue pour 3 mois (et non 4 comme le prévoyait le projet de décret, ni 2 comme cela était démandé par les organisations professionnelles).
Dérogation pourles installations de moins de 3kW. Cette suspension ne s'applique pas lorsque la somme des puissances crêtes situées sur la même toiture ou la même parcelle est inférieure ou égale à 3 kW. On notera, par rapport au projet de décret une précision sur les caractéristiques de ces installations solaires domestiques.
Dérogation en cas d'acceptation de la PTF avant le 2 décembre. Cette suspension de l'obligation d'achat ne s'applique pas aux installations dont le producteur a notifié au gestionnaire de réseau, avant le 2 décembre 2010, son acceptation de la proposition technique et financière de raccordement au réseau. On rappellera que le projet de décret prévoyait qu'un accompte PTF devait être versé avant le 2 décembre.
Assouplissement des conditions de mise en service des installations bénéficiant de la dérogation. Lire l'article 4.
Sortie du moratoire. Passée la période de suspension de trois mois, "les demandes suspendues devront faire l'objet d'une nouvelle demande complète de raccordement au réseau pour bénéficier d'un contrat d'obligation d'achat". Il faut admirer la rédaction de cet article 5. Ainsi, les "demandes suspendues" sont en réalité rejetées et il faudra recommencer toute la procédure de raccordement.
source : www.arnaudgossement.com
|
|
|
|
|
|
| le 10 décembre par GB | |
| - Vers la gratuité des compteurs communicant ? |
|
Interrogé dimanche dernier sur Europe 1 dans l’émission « Le grand Rendez-vous » sur la polémique soulevée sur le financement des compteurs communicants qui doivent être à terme généralisés, Eric Besson a indiqué que leur coût serait « pris en charge par les entreprises publiques ».Bien entendu, la CLCV ne peut que se réjouir de cette annonce qui répond à sa demande.
La CLCV souhaite que le Ministre en charge de l’Energie confirme la gratuité de la pose des nouveaux compteurs pour les consommateurs et veille à ce que la mise en œuvre de ces nouveaux dispositifs ne conduise pas à des augmentations « masquées ».
Parallèlement, d’autres points méritent d’être clarifiés avant leur généralisation :
* Les compteurs doivent être accessibles et fournir une information lisible aux consommateurs susceptible de leur permettre de réguler leur consommation ;
* La possibilité technique d’avoir jusqu’à 7 tarifications différentes de fourniture et 4 tarifications relatives au gestionnaire de réseau ne doit pas poser de problème de lisibilité et de comparabilité des tarifs ;
* Les consommateurs sont actuellement démarchés pour des produits concurrents qu’ils souscrivent afin de maîtriser leur consommation et la réduire aux périodes de pointe, comme le boitier « bluepod ». La question de la cohérence entre ces différents dispositifs doit être pesée. Sur ce dernier point, la CLCV s’interroge sur l’installation du boitier « bluepod » dans de nombreux logements sociaux sans concertation préalable avec les locataires, la réalité de la maîtrise des coupures de courant et de leurs éventuelles conséquences sur les appareils électroménagers et autres dispositifs détenus par les particuliers.
La CLCV demande donc :
- Une confirmation de la gratuité de l’installation des nouveaux compteurs pour les consommateurs
- Des garanties sur la fiabilité des compteurs, sur la cohérence de leurs fonctionnalités au regard des objectifs recherchés d’information du consommateur et de maîtrise des consommations d’énergie et sur la protection de leurs données personnelles
- Une communication claire des pouvoirs publics sur les stratégies concernant la mise en place des différents compteurs.
source : CLCV
|
|
|
|
|
|
| le 07 décembre par GB | |
| - La centrale nucléaire du Tricastin rempile pour 10 ans |
|
Trois ministres du gouvernement ont pris connaissance de l'avis favorable de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), en date du 4 novembre, pour la poursuite de l'exploitation du réacteur n°1 de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) au-delà de 30 ans.
Nathalie Kosciusko-Morizet, Christine Lagarde, et Eric Besson ont pris acte de cet avis positif et se disent "attentifs à ce que la sûreté, conformément aux préconisations de l'ASN, continue d'être garantie au meilleur niveau possible au sein des installations nucléaires françaises".
L'article 29 de la loi du 13 juin 2006 relative à la transparence et la sécurité en matière nucléaire impose aux exploitants d'installations nucléaires de base, comme les réacteurs des centrales nucléaires, de réaliser tous les dix ans un réexamen de sûreté de leurs installations. Le réexamen de sûreté est l'occasion, d'une part, d'examiner en profondeur la situation de l'installation afin de vérifier qu'elle respecte bien l'ensemble des règles qui lui sont applicables, et d'autre part, d'améliorer son niveau de sûreté au regard de l'évolution des connaissances et des techniques nationales et internationales.
Le réacteur n°1 de la centrale nucléaire du Tricastin est le premier réacteur du parc nucléaire français à faire l'objet d'un réexamen de sûreté trente ans après sa mise en service. EDF a adressé le rapport de ce réexamen de sûreté à l'ASN et aux ministres chargés de la sûreté nucléaire le 19 février 2010. Sur la base des documents transmis et de ses contrôles réguliers depuis la mise en service, l'ASN considère que le réacteur n°1 de la centrale nucléaire du Tricastin est apte à être exploité pour une durée de dix années supplémentaires après sa troisième visite décennale.
Les trois ministres ont noté que la poursuite d'exploitation s'accompagnera de la mise en œuvre des prescriptions techniques complémentaires imposées à EDF par l'ASN, afin d'intégrer les exigences de sûreté les plus récentes et de prendre en compte les dernières avancées techniques.
source : www.enerzine.com
note d'Ajena : n'oublions pas que la poursuite d'exploitation au delà de 30 ans d'un réacteur nucléaire de 900 MW tel que ceux du Tricastin va couter à EDF de l'ordre de 400 millions d'euros, ce qui influera inévitablement sur le prix du kWh d'électricité...
|
|
|
|
|
|
| le 30 novembre par GB | |
| - EPR finlandais : nouveau retard de 6 mois ? |
|
D'après le groupe finlandais d'électricité TVO, le réacteur nucléaire de troisième génération en cours de construction en Finlande sera achevé en 2012, pour une "utilisation régulière" à partir du deuxième semestre 2013, soit 6 mois de retard sur un calendrier déjà révisé à 5 reprises.
Le dernier démarrage du réacteur était prévu fin 2012 selon la dernière estimation datée de juin 2010. Prévu pour être terminé en avril 2009, le chantier Olkiluoto 3 aurait donc au total 4 ans de retard.
AREVA, de son coté, dément tout nouveau retard et confirme le calendrier annoncé au mois de juin 2010. "La fin de la construction caractérisée par le chargement du combustible dans le réacteur, interviendra fin 2012. Ensuite, une succession de tests de montée en puissance sera menée par l’exploitant jusqu’au raccordement du réacteur au réseau qui devrait intervenir en 2013".
Le groupe ajoute que "le chantier avance selon le calendrier établi. Les principaux travaux de génie civil sont terminés et l’installation des tuyauteries progresse. La mise en place de la cuve du réacteur a eu lieu en juin 2010, et le pressuriseur vient d’être installé. L'installation des 4 générateurs de vapeur est actuellement en cours."
source : www.enerzine.com
Note d'Ajena : quoi qu'il en soit, cet EPR était prévu pour fonctionner à partir d'avril 2009 et devait initialement couter 3 milliards d'euros. On est en décembre 2010, l'EPR est loin d'être terminé et le cout a depuis été réévalué à 4,5 Milliards d'euros, soit 50% d'augmentation. Devinez qui va payer les factures des EPR de Flamenville et de Penly ?
|
|
|
|
|
|
| le 27 novembre par GB | |
| - Abandon du projet de parc éolien en mer de Vendée : un problème écologique et...démocratique |
|
Comme le révèle le journal Ouest France, le Président de la République a écrit personnellement à Philippe de Villiers, ancien Président du Conseil général de Vendée pour lui signifier l'abandon du projet de parc éolien off shore qui devait être réalisé au large de l'Ile de Noirmoutier.
Alors que la date de présentation des zones favorables à l'éolien off shore n'en finit pas d'être reportée par le ministère de l'écologie, cette information relative au projet vendée démontre que d'intenses négociations sont en cours et que des pressions évidentes sont exercées pour bloquer le développement de l'éolien en mer au large des côtes françaises.
Il faut pourtant rappeler qu'aucune éolienne ne tourne encore dans notre domaine maritime alors que notre pays dispose d'un portentiel formidable dans ce domaine. Il faut aussi rappeler qu'au lendemain du Grenelle, le Gouvernement a fixé un objectif de puissance installée en énergies marines de 6000 MW d'ici à 2020.
Au cas présent, la décision du Président de la République est "surprenante" puisque la pupart des acteurs locaux consultés était favorable au projet. La lettre précise : "Je vous informe que le gouvernement a décidé de ne pas retenir la zone au large de l'île de Noirmoutier". Or, on pourrait penser que dans une démocratie un peu plus participative, la décision soit un peu plus collégiale. Au delà du sort réservé à ce projet de parc, c'est la question du processus de décision qui est posée.
Comme le souligne l'AFP, ce projet de parc faisait l'objet d'un consensus assez large :
"(...)le conseil régional des Pays-de-la-Loire présidé par le socialiste Jacques Auxiette était très favorable à ce projet et a regretté vendredi cette annonce qualifiée d'"absurde et incompréhensible".
"J'espérais que le pouvoir de nuisance de Philippe de Villiers s'arrêterait après sa démission", a notamment déclaré M. Auxiette lors d'un point presse vendredi.
Il s'est étonné dans un communiqué que le président "sacrifie ainsi l'intérêt général (...) pour consoler Philippe de Villiers après son départ du conseil général et sa non nomination au gouvernement".
Le projet est soutenu par les élus de l'Ile d'Yeu et les pêcheurs locaux, comme possibilité de ressource alternative, et représente une possibilité de débouché alternatifs pour des sites industriels touchés par la crise de l'industrie navale comme STX (ex-Chantiers de l'Atlantique) ou la DCNS à Indret, indique la Région".
Faut-il rappeler ces propos proncés au terme du Grenelle de l'environnement par le Président de la République ?
"Le Grenelle n'est pas une fin, c'est un commencement. Et nous allons confier aux cinq le suivi de ce qui a été décidé en commun. Nous allons constituer plusieurs groupes de travail, « logement », « transport » etc. Mais je vous propose que, pour tous les grands projets, tous, par exemple ceux soumis à enquête publique, la décision négociée à cinq se substitue à la décision administrative".
Arnaud GOSSEMENT
source : www.arnaudgossement.com
|
|
|
|
|
|
| le 26 novembre par GB | |
| - La loi NOME délaisse les énergies renouvelables |
|
La loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l'Électricité) a été adoptée définitivement mercredi en deuxième lecture par les parlementaires, sans autres modifications que celles apportées au texte par le Sénat.
Cette loi est destinée à favoriser la concurrence entre fournisseurs et prévoit notamment une mise à disposition - jusqu'à 25 % - d'une partie de la production nucléaire d'EDF auprès de ses concurrents, à un prix qui n'a pas encore été fixé. La réforme supprime également le tarif réglementé pour les entreprises.
Pour le producteur d'électricité verte, Enercoop**, la loi dans son ensemble ne participe en rien à une transformation vertueuse du secteur énergétique français. Ainsi, aucune avancée n'a été notée quant à l'accès aux énergies renouvelables. « La loi NOME est une occasion ratée : elle aurait pu permettre de repenser le modèle énergétique français, pour l'orienter vers le développement des énergies renouvelables et la mise en place de solutions d'accompagnement à la maîtrise de la consommation, tout en impliquant les citoyens dans la construction de ce modèle » regrette Patrick Behm, son Président.
Un amendement avait pourtant été proposé par Enercoop dans ce sens, demandant que le mécanisme de compensation accordé à EDF pour l'achat de production d'origine renouvelable soit étendu aux fournisseurs qui en font la demande. Ceci afin de créer de nouveaux débouchés pour des énergies que la politique énergétique française se doit de promouvoir en priorité. L'amendement a été rejeté par le Parlement.
** Enercoop s'approvisionne auprès de producteurs d'énergie photovoltaïque, éolienne, hydraulique et biogaz. Société Coopérative d'Intérêt Collectif, ses bénéfices sont statutairement réinvestis dans des coopératives régionales de production renouvelable et de maîtrise de la consommation d'énergie. Enercoop compte aujourd'hui 7000 consommateurs, parmi lesquels 1000 professionnels et 6000 particuliers.
Source : www.enerzine.com
|
|
|
|
|
|
| le 26 novembre par GB | |
| - La période bénie de l'électricité bon marché est révolue |
|
Le Parlement a définitivement adopté, dans la soirée du mercredi 24 novembre, le projet de loi sur la "nouvelle organisation du marché de l'électricité" (Nome), censée favoriser la concurrence entre les fournisseurs dans l'Hexagone.
Cette réforme va notamment obliger EDF – très avantagé par un parc nucléaire amorti qui lui permet de produire à bas coûts – à vendre à son prix de revient jusqu'à 25 % de sa production nucléaire à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Energie...).
L'association de consommateurs UFC-Que Choisir, rejointe par la CGT et d'autres syndicats, redoute que la "loi Nome" n'entraîne une forte augmentation des tarifs de l'électricité "de 7 % à 11 % dès la mise en place de la loi" et même "de 21 % à 28 % d'ici à 2015" pour les particuliers.
Cette augmentation dépendra largement du prix auquel EDF devra vendre son courant à ses concurrents. Devra... ou voudra ! Car si le gouvernement doit fixer ce prix par décret dans les prochaines semaines, l'opérateur historique fait pression pour qu'il soit d'au moins 42 euros par mégawattheure, alors que que ses concurrents réclament un tarif proche de 35 euros, prix de revient de l'électricité nucléaire d'EDF. Le rapporteur du projet de loi Nome, le député Jean-Claude Lenoir (UMP, Orne) a indiqué à l'agence Reuters jeudi qu'il est probable que le gouvernement retiendra un prix "inférieur" à ce que demande EDF.
"Dans tous les cas, ce prix de 35 euros est très au-dessus des coûts de production et du niveau actuel intégré dans les tarifs réglementés, qui est estimé à 31 euros par mégawatheure par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), avance UFC Que Choisir. Et comme ces tarifs réglementés [payés par les 28 millions de clients particuliers d'EDF au "tarif bleu"] seront désormais fonction du prix de vente de l'électricité nucléaire d'EDF à ses concurrents, ce texte va mécaniquement les faire exploser." Elle réclame donc un prix de vente "au coût de production actuel".
Les craintes émises par l'UFC-Que Choisir au moment de l'ouverture à la concurrence, en juillet 2007, avaient été "partiellement dissipées" par le maintien des tarifs réglementés fixés par l'Etat. D'autant qu'en 2005, celui-ci avait prié EDF d'aligner ses hausses sur l'inflation jusqu'en 2010.
"Il n'existe plus aujourd'hui de garde-fou sur l'évolution des tarifs réglementés", note l'association. Ce qui avait permis à EDF, après le feu vert du gouvernement, de les relever de 3 % en moyenne au mois d'août. Le tarif réglementé est maintenu pour les particuliers, mais il progressera encore de 3 % en janvier, avant même l'entrée en vigueur de la loi Nome. La bataille fait déjà rage sur ce fameux prix de vente.
Le projet de loi à peine voté, les petits concurrents d'EDF (Poweo, Direct Energie, HEW énergies...) ont estimé que "tout reste à faire pour que la loi atteigne ses objectifs", qui sont notamment de favoriser une réelle concurrence. "Les modalités d'application de l'offre d'électricité nucléaire et son prix seront déterminants, estime leur porte-parole, Fabien Choné, par ailleurs directeur général de Direct Energie. Il faut que ce soit 35 euros, faute de quoi le ciseau tarifaire persisterait."
Jusqu'à présent, pour prendre quelques centaines de milliers de clients "résidentiels" à EDF, Poweo ou Direct Energie ont vendu au même prix que lui, voire moins cher, une électricité qu'ils achetaient 7 euros à 8 euros de plus. Il n'est pas étonnant qu'ils aient toujours perdu de l'argent sur le segment des particuliers depuis leur création en 2002-2003. Et qu'il y a un an, Poweo et Direct Energie aient renoncé à toute démarche commerciale pour séduire les clients à EDF.
Leur survie, suspendue aux décisions du gouvernement, est désormais une question de mois. Le patron d'un des grands concurrents d'EDF affirme que son entreprise milite pour "une saine compétition sans hausse des tarifs". "Si EDF obtient 42 euros, prévient-il, ces tarifs augmenteront" et "ce sont les consommateurs qui seront les grands perdants". "La loi Nome ne sera plus qu'un chiffon de papier bon à jeter à la poubelle, ajoute-t-il. La Commission européenne réagira violemment puisque le premier ministre s'est engagé devant elle à ouvrir le marché français".
Pour EDF, l'enjeu financier est considérable. L'écart entre le prix de production et le prix de vente à 42 euros lui procure une recette annuelle de 1,8 milliard d'euros, assure ce concurrent. Rien moins que son bénéfice net au premier semestre 2010. Ses dirigeants rappellent que les prix de l'électricité ont baissé en euros constants depuis vingt ans. Si l'entreprise avait répercuté l'inflation ces vingt dernières années, le kilowattheure serait 40 % plus cher.
Grâce au nucléaire (et un peu à l'hydraulique), les prix de l'électricité sont aujourd'hui inférieurs d'un tiers à la moyenne européenne, où les groupes d'électricité sont plus dépendants du cours des combustibles fossiles (charbon, gaz, pétrole).
Le PDG d'EDF, Henri Proglio, justifie les 42 euros et la hausse à venir des tarifs par la nécessité de réinvestir massivement, notamment dans la modernisation du parc de 58 réacteurs nucléaires. Prolonger de dix ans la durée d'exploitation d'une seule tranche coûte 600 millions d'euros, indique-t-il.
Un réacteur EPR (troisième génération) coûte de 4 à 5 milliards d'euros. Le réseau de distribution, géré par sa filiale ErDF, a lui aussi besoin d'investissements massifs pour se moderniser. Et il faudra renforcer les interconnexions de lignes à haute tension aux frontières ne serait-ce que pour sécuriser l'approvisionnement en cas de défaillance d'un pays européen. La période bénie de l'électricité bon marché est révolue.
Jean-Michel Bezat
Source : www.enerzine.com
|
|
|
|
|
|
| le 25 novembre par GB | |
| - La réforme du marché français de l'électricité est définitivement adoptée |
|
Le Parlement français a adopté définitivement, dans la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 novembre, le projet de loi relatif à la nouvelle organisation du marché français de l'électricité (NOME), qui prévoit qu'EDF cèdera jusqu'à 25 % de sa production nucléaire à ses concurrents comme GDF-Suez , Poweo ou Direct Energie, afin qu'ils puissent proposer des offres à tarifs concurrentiels. Cependant, il ne précise pas le prix auquel EDF devra céder une partie de sa production nucléaire. Ce prix, qui fait l'objet de vifs débats entre l'opérateur historique et ses concurrents, devra être fixé par décret.
Les députés ont adopté en deuxième lecture le texte tel que le Sénat l'avait voté en première lecture ; il est donc définitivement adopté. Alors que les groupes UMP et Nouveau Centre ont voté pour, les groupes de l'opposition de gauche ont voté contre le projet de loi, affirmant que cette réforme, qui doit entrer en vigueur début 2011, se traduirait par une augmentation de 11 à 15 % des tarifs.
L'UFC-Que choisir, organisation de défense des consommateurs, avait de son côté affirmé dans un communiqué publié jeudi 18 novembre que cette réforme risquait d'entraîner une forte hausse des tarifs "de 7 % à 11 % dès la mise en place de la loi, et de 21 % à 28 % d'ici à 2015".
Le texte prévoit également la suppression des tarifs réglementés pour les entreprises à partir du 31 décembre 2015, mais maintient les tarifs réglementés pour les particuliers.
source : www.lemonde.fr
|
|
|
|
|
|
| le 10 novembre par GB | |
| - Prix Pinocchio : Les Amis de la Terre décerne les bonnets d'âne |
|
Elles communiquent en faveur du développement durable sans se soucier des conséquences environnementales et sociétales néfastes de leurs activités. C'est pour cette raison que les entreprises Somdiaa, Eramet et Crédit agricole se sont vues décerner les prix Pinocchio du développement durable 2010 par l'ONG Les Amis de la Terre, mardi 9 novembre, à l'issue d'un vote de près de 6 000 internautes.
Le groupe Somdiaa, filiale de l'entreprise d'agroalimentaire Vilgrain, est lauréat de la catégorie droits humains, pour les impacts de ses activités de production et de transformation de canne à sucre, dont l'extension se fait aux dépens des communautés rurales, qui voient leur sécurité alimentaire menacée.
Le prix environnement, lui, dénonce la multinationale française Eramet pour le projet de développement de la mine de nickel de Weda Bay, en Indonésie. "Ce cas illustre le double discours du groupe qui, loin de l'image d'entreprise citoyenne qu'elle souhaite promouvoir, vient d'obtenir une caution de la Banque mondiale pour un projet extractif à grande échelle dans les fragiles écosystèmes forestiers de l'île d'Halmahera", précise Aloys Ligault, chargé de campagne pour la responsabilité sociale et environnementale aux Amis de la Terre. Ce gisement est en effet situé sous une forêt primaire théoriquement protégée mais qui a été déclassée en 2004 sous la pression des industriels.
INSUFFISANCE DES CONTRAINTES
Enfin, le Crédit agricole est pointé du doigt pour "greenwashing", c'est-à-dire pour écoblanchiment, lié à l'usage abusif d'arguments environnementaux dans la publicité et le marketing. "Dans sa campagne de communication 'It's Time for Green Banking', la banque affirme avoir adopté un positionnement en faveur d'une croissance durable, alors qu'elle continue à investir massivement dans les énergies fossiles", explique Aloys Ligault. En août dernier, elle investissait en effet dans la centrale à charbon de Medupi en Afrique du Sud, un projet polluant et décrié par la société civile internationale.
"Au final, il s'agit avant tout d'informer et dénoncer les activités de certaines multinationales, que les gouvernements ne parviennent pas à contraindre. De combien de BP aurons-nous besoin pour que les pouvoirs publics prennent enfin leurs responsabilités ?", conclut Aloys Ligault. Ces antirécompenses font parfois changer les choses : le Crédit agricole, déjà nominé l'an dernier, avait revendu des actions de l'entreprise Dongfeng, fournisseur des militaires birmans.
source : www.lemonde.fr
|
|
|
|
|
|
| le 02 novembre par GB | |
| - Parution de la RT2012, la nouvelle réglementation thermique applicable aux bâtiments neufs |
|
Annoncée pour novembre 2010, c’est en fin de compte ce mercredi 27 octobre 2010 que la Réglementation Thermique 2012, remplaçant la RT 2005, en vigueur depuis sept ans, a été publiée au Journal Officiel. Elle a pour objectif de limiter les consommations énergétiques des bâtiments neufs, d’habitation (résidentielle) ou de tout autre usage (tertiaire).
Cette nouvelle réglementation, instituée par le décret n° 2010-1269 du 26 octobre 2010, est désormais achevée avec un mois d’avance et après deux ans de travaux, et doit s’appliquer, à partir du 28 octobre 2011, aux bâtiments neufs publics et du tertiaire (commerces et bureaux) ainsi qu'aux zones prioritaires de rénovation urbaine. L'obligation pour les logements neufs s'appliquera seulement à partir du 1er janvier 2013.
Les objectifs de cette réglementation thermique, inscrits à l’article 4 de la loi «Grenelle 1», et adoptée par le Parlement à la quasi-unanimité, insistent particulièrement sur la nécessité d’une réduction des consommations d’énergie et des émissions de CO2, d’une évolution technologique et industrielle significative dans la conception et l’isolation des bâtiments et pour chacune des filières énergétiques, et enfin d’un bouquet énergétique équilibré, faiblement émetteur de gaz à effet de serre et contribuant à l’indépendance énergétique nationale.
La loi confirme aussi les conclusions du Grenelle Environnement, qui prévoyaient une limitation des consommations d'énergie primaire (chauffage, eau chaude, éclairage, climatisation, ventilation) à 50 kWh/m²/an en moyenne. Elle précise que les consommations doivent être mesurées en énergie primaire, afin de tenir compte des consommations énergétiques de l’ensemble du processus de production, de transport et de distribution d’énergie.
A noter que dans le nord et l'est de la France, les nouveaux bâtiments pourront consommer jusqu'à 65 kWh par m2 et par an, alors qu'ils devront atteindre une performance de 40 kWh/m2/an sur le pourtour méditerranéen, aux hivers plus doux. De plus, de nouvelles exigences minimales vont également être introduites comme l’obligation de recours aux énergies renouvelables, l’obligation de traitement des ponts thermiques ainsi que celle concernant le traitement de la perméabilité à l’air des logements neufs.
En revanche, les coûts de construction des bâtiments respectant cette réglementation seront plus élevés, de l’ordre de +5% à +7% en 2013, reconnaît une étude de l'Ademe. Mais le ministère de l'Ecologie chiffre entre 5.000 et 15.0000 euros sur 20 ans le gain de pouvoir d'achat réalisé sur leur facture d'énergie par les Français achetant un logement BBC.
De tous les secteurs économiques du pays, le bâtiment est le plus vorace en énergie. Il consomme actuellement environ 68 millions de tonnes d'équivalent pétrole par an, soit 42,5% de toute l'énergie consommée en France. Il génère aussi 123 millions de tonnes de CO2, soit 23% des émissions, mais avec les avancées de la RT 2012, c’est une consommation globale d’énergie qui devrait être divisée par 2 ou 3.
Bien que cette RT 2012 constitue une révolution par rapport à la précédente RT2005, elle n'en présente pas moins quelques faiblesses.
Thierry Salomon, directeur du bureau d'études Izuba et président de l'association Négawatt, a participé à l'élaboration d'une exigence d'efficacité énergétique minimale du bâti, qui sera nommée dans la future RT « besoin bioclimatique maximale (Bbiomax) ». Pour lui, le talon d'Achille de la RT 2012 réside dans le confort d'été. « La RT 2012 utilisera les mêmes algorithmes que la 2005, les mêmes fichiers météo élaborés à partir des années allant de 1960 à 1990 et ignorera toujours les phénomènes d'îlots de chaleur urbains ». Dans la future réglementation, comme dans celle d'aujourd'hui, la seule exigence concernant le confort d'été consistera à exiger une température intérieure inférieure à une température intérieure de référence.
Le directeur du bureau d'études Izuba, basé près de Montpellier, dimensionne aujourd'hui ses projets d'abord en fonction du confort d'été et seulement ensuite pour la période froide. C'est pourquoi l'absence d'évolution de la prise en compte de la période estivale dans la RT 2012 constitue pour lui «une insuffisance de l'outil réglementaire» qui lui fait craindre de mauvaises surprises. D'autant plus qu'il vient de mener avec l'Ademe une étude consistant à appliquer sur 10 bâtiments labellisés BBC-effinergie des fichiers de météo prévisionnelle à l'horizon 2030 et dont les résultats montrent de graves problèmes de surchauffe dans ces bâtiments qui se situent a minima au niveau de la future réglementation thermique.
« On va avoir encore de plus mauvaises surprises qu'avec la RT 2005, car les bâtiments seront nettement plus isolés et étanches.»
Travaillant actuellement à l'élaboration du label « bâtiments à énergie positive » qui accompagnera la RT 2012, Bruno Georges, directeur du bureau d'études ITF, partage l'inquiétude de Thierry Salomon.
La bonne réalisation : de l'autocontrôle au contrat d'assurance
« Je fais ce métier depuis 30 ans et j'ai été contrôlé deux fois sur le respect de la RT». Bruno Georges pointe également du doigt la nécessité d'accompagner la future réglementation d'une augmentation du nombre de contrôles. Mais du côté de la Direction de l'habitat, de l'urbanisme et des paysages (Dhup), on mise sur l'autocontrôle, avec la délivrance d'une attestation de conformité à la fin du chantier. Le texte de loi dit Grenelle 2 stipule qu'à l'issue de l'achèvement des travaux, l'établissement de l'attestation de prise en compte de la RT 2012 pourra être effectué par les maîtres d'œuvre, les architectes, les contrôleurs techniques, ou encore les organismes certificateurs.
« On connaît la compétence en thermique des architectes et des personnes réalisant les DPE ». Pour le président de la Chambre de l'Ingénierie et du Conseil de France (CICF), François Amblard, l'Etat a préféré s'adresser à des professions ordonnées ou certifiées plutôt qu'à des métiers plus compétents mais moins organisés.
Néanmoins, le test d'étanchéité obligatoire, exigence de moyen qui fait l'unanimité parmi « l'avant-garde » du bâtiment très basse consommation français, devrait permettre d'obtenir des bâtiments livrés avec une qualité largement au dessus de ceux issus de la RT 2005. Ensuite, si le maître d'ouvrage souhaite être certain de se faire livrer un bâtiment réellement basse consommation sur les factures, il devra se tourner vers les assureurs. Pour l'instant, ces derniers ne proposent pas d'offres concernant la performance énergétique dans le neuf. En attendant, une chose est sûre, les offres d'assurances à venir ne concerneront que la conception et la réalisation. Les assureurs ne pourront pas garantir l'exploitation du bâtiment.
Pour Alain Maugard, ancien président du Cstb, aujourd'hui à la tête de Qualibat, il faut développer l'« extension des métiers actuels du bâtiment vers la phase exploitation». Certains comptent beaucoup sur la domotique pour assurer le fonctionnement du bâtiment, d'autres sont plus sceptiques. Ulrich Rochard, ancien ingénieur du fameux bureau d'études allemand Transolar, aujourd'hui consultant au sein du bureau d'études français Pouget, fait partie de ceux là. « Il faut que l'occupant interagisse avec son bâtiment, sinon il s'en sent exclu. D'autre part, un bâtiment doté de nombreuses automatisations se complexifie et trop d'erreurs sont alors possibles».
L'article 23 de l'arrêté qui viendra officialiser la RT 2012 en novembre oblige à informer l'habitant de ses consommations par type d'énergie, a minima mensuellement, et selon la répartition suivante : chauffage, refroidissement, production d'eau chaude sanitaire, réseau de prises électriques et autres. Cette information devrait l'encourager à utiliser harmonieusement son bâtiment.
Quoiqu'il en soit de la conception, de la réalisation et de l'exploitation, la future réglementation n'exigera rien sur les consommations liées aux appareils électrodomestiques, si ce n'est de les mesurer dans les logements. L'assiette de la RT 2012 ne représentera donc pas plus de la moitié de la consommation globale d'un bâtiment. Pour Thierry Salomon, « il faut voir la RT 2012 comme une voiture balai.»
Autrement dit, son respect ne constitue que le minimum à fournir pour obtenir un bâtiment basse consommation.
sources : www.batiactu.com et www.lemoniteur.fr
|
|
|
|
|
|
| le 29 octobre par GB | |
| - Les LEDs dangereuses pour l'oeil ? |
|
Utilisées depuis de nombreuses années dans l'électronique comme sources de lumières faibles et mono- chromatiques pour des applications de témoins lumineux, les diodes électro- luminescentes (LED1) sont des sources d'éclairage en plein développement technologique et économique.
Elles trouvent aujourd'hui leur place dans des systèmes d'éclairage à part entière : feux de signalisation, éclairage portatif, feux de véhicules et éclairages domestiques d'ambiance, par exemple ou encore, de plus en plus comme source d'éclairage des lieux de travail.
La société OSYRIS3 s'est inquiétée, dans un courrier à destination de l'Institut de veille sanitaire (InVS) datant du 27 décembre 2007, des possibles impacts des LED sur la rétine. Dans ce courrier était souligné le lien possible entre l'exposition de l'oeil à des rayonnements de longueurs d'ondes courtes, proches des ultraviolets (caractéristiques des spectres lumineux des LED) et le risque d'induire une pathologie oculaire : la dégénérescence maculaire liée à l'âge.
Sur proposition de son Comité d’Experts Spécialisés (CES) « Agents Physiques, Nouvelles Technologies et Grands Aménagements », et après validation par son conseil scientifique, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a engagé une auto-saisine sur la question des impacts sanitaires liés à l’usage des systèmes d’éclairage par LED.
Cette auto-saisine s’est intéressée tant aux questions de l’éclairage public qu’aux questions d’éclairage sur les lieux de travail.
La technologie des LED, qui présente certains avantages par rapport aux autres types d'éclairage (efficacité énergétique, durée de vie), est en pleine évolution mais la qualité de la lumière (température de couleur8, indice de rendu de couleur9) émise par ces lampes ne présente pas toujours le même niveau de performances que les autres sources d'éclairage. À l'heure actuelle, l'impact environnemental des LED est nettement moins bon que les autres types d'éclairage.
Des composantes intenses dans la partie bleue du spectre de la lumière émise par les LED, ainsi que des intensités de rayonnement très importantes émises par ces sources quasiment ponctuelles font craindre de nouveaux risques sanitaires liés à ces sources d'éclairage.
Les effets sur l'oeil :
- Risque lié à un effet thermique de la lumière
Le risque d'effet thermique est associé à une brûlure de la rétine résultant généralement d'une exposition de courte durée à une lumière très intense. Ce type de danger concerne toutes les longueurs d'onde, de l'ultraviolet à l'infrarouge en passant par le visible. Ce type de risque associé aux lasers est peu probable dans un usage classique des LED.
- Risques liés aux effets photochimiques de la lumière bleue
Le risque d'effet photochimique est associé à la lumière bleue et son niveau dépend de la dose cumulée de lumière bleue à laquelle la personne a été exposée. Ainsi, il s'agit généralement d'expositions modérées répétées sur de longues durées.
- Risques liés à l'éblouissement
Il existe deux types d'éblouissement : l'éblouissement d'inconfort et l'éblouissement d'incapacité.
L'éblouissement d'inconfort produit une sensation désagréable, sans nécessairement troubler la vision des objets. Il est lié à la luminance du luminaire et aux différences de contrastes. Il est associé à une baisse transitoire des performances visuelles.
L'éblouissement d'incapacité trouble la vision des objets (apparition d'une luminance de voile) sans provoquer nécessairement une sensation désagréable. Il est lié à la quantité de lumière incidente sur l'oeil et à la luminance du luminaire. Il est susceptible d'entrainer des accidents domestiques (notamment chute de plain-pied ou de hauteur) ou de la route (collision), etc.
En raison notamment du caractère ponctuel de leur surface d'émission, les LED ont des luminances au moins 1 000 fois plus élevées que celles d'une source d'éclairage traditionnelle.
Le niveau de rayonnement direct de ce type de source dépasse largement le niveau d'inconfort visuel. Le groupe de travail a mesuré des luminances supérieures à 10 000 000 cd / m² sur certaines LED d'une puissance électrique de 1 W (disponibles dans le commerce pour une utilisation domestique).
Dans les systèmes d'éclairage à LED disponibles sur le marché, les LED sont souvent directement apparentes afin de ne pas atténuer le niveau d'éclairement produit. Ceci conduit à un non respect des exigences normatives (ergonomie visuelle et exigences de sécurité) de l'éclairage relatives à la limitation des luminances élevées dans le champ visuel.
D'autres effets :
- Risque de perturbation de l'horloge biologique et de la contraction pupillaire
L'horloge biologique et la contraction pupillaire sont régulées chez l'homme par des longueurs d'onde situées autour de 480 nm qui suppriment la production de mélatonine (hormone participant à la régulation de l'horloge biologique et donc du cycle circadien).
Les LED présentent un spectre fondamentalement différent de celui de la lumière naturelle, avec une très faible proportion à 480 nm. Ceci pourrait exposer à un risque de dérèglement de l'horloge biologique et, par conséquent, des rythmes circadiens. Ces risques seraient accrus par des températures de couleur élevées (blanc froid et bleu), que l'on rencontre fréquemment dans les systèmes d'éclairage à LED.
Le dérèglement de l'horloge biologique peut induire des conséquences métaboliques, thymiques (dépression, troubles de l'humeur), troubles des cycles veille/ sommeil, etc.
Par ailleurs, la contraction pupillaire réflexe en forte luminance est induite par ces mêmes longueurs d'onde. Elle pourrait être réduite en présence d'éclairage à LED, conduisant à un éclairement rétinien plus important et une augmentation des risques associés à la lumière bleue.
- Risque lié au papillotement de la lumière émise par les LED
Conséquence de leur mode d'alimentation électronique, la lumière des LED peut présenter des fluctuations rapides et de grande amplitude. Cette fluctuation de la lumière, liée au fait que les LED ne présentent qu'une très faible rémanence, est le plus souvent imperceptible par le système visuel. En situation de mouvement ou dans des espaces confinés avec des variations périodiques de contraste, elle peut être responsable d'effets stroboscopiques. Ces effets stroboscopiques, qui n'ont cependant jamais été étudiés en profondeur, peuvent avoir une incidence directe sur la santé (crises d'épilepsie pour les sujets à risques), les performances visuelles et la sécurité.
Une publication10 récente a montré que des LED pouvaient présenter des fluctuations de lumière à des fréquences auxquelles correspondent des effets sanitaires (3 à 60 Hz pour les fluctuations visibles et de 120 à 150 Hz pour les fluctuations non-visibles).
Les recommandations :
Pour l'Anses, il est nécessaire de restreindre la mise sur le marché « grand public » des systèmes d'éclairage à LED pour n'autoriser que des LED ne présentant pas plus de risques liés à la lumière bleue que les éclairages traditionnels. Par ailleurs, l'Anses recommande d'adapter la norme NF EN 62 471 relative à la sécurité photobiologique des lampes aux spécificités des LED et de prendre en compte les populations sensibles et les personnes particulièrement exposées (certaines populations de travailleurs : installateurs éclairagistes, métiers du spectacle, etc.).
L'Anses recommande également que les normes relatives au confort et à l'ergonomie visuelle soient respectées sur les lieux de travail et dans les foyers. Dans ce sens, l'Anses recommande de diminuer les luminances des LED, notamment par des dispositifs optiques ou des luminaires adaptés, pour limiter les risques d'éblouissement.
Afin de mieux informer le consommateur, l'Anses recommande également que l'étiquetage informatif des systèmes d'éclairage présente clairement des informations concernant la qualité de la lumière et le niveau de sécurité photobiologique selon la norme NF EN 62 471.
Les distributeurs se veulent cependant rassurants. Ainsi, Homelight soutient la démarche de l'ANSES qui vise à informer le consommateur sur les risques des produits qu'ils achètent et rappelle les possibles risques photobiologiques de la LED concernent certains utilisateurs dit "fragiles" ou "à risques" et dans certaines conditions d'utilisation.
Il précise cependant que tous ses produits répondent aux normes européennes en vigueur et qu'environ 90 % d'entre eux sont classés en catégorie 0 ou 1 (sans risques ou risques faibles) ; seulement 10 % des produits "pourraient appartenir" à la catégorie 2 (risques modérés).
Par ailleurs, il s'engage aussi à informer clairement les consommateurs sur la qualité de la lumière et le niveau de sécurité photobiologique, grâce à un étiquetage informatif sur la totalité de ses produits dès janvier 2011.
Enfin, la société demande aux autorités publiques une réglementation européenne plus stricte, visant à mieux encadrer la mise sur le marché des lampes à LED.
Comme pour son concurrent, le grossiste XanLite, ne nie pas qu'il existe "plusieurs LED présentant des risques", tout en signalant qu'un très grand nombre de diodes n'en comportent aucun.
XanLite a également décidé de procéder à un étiquetage de ses produits dans les semaines à venir. Et pour aller dans le sens des recommandations de l'ANSES, celui-ci permettra de s'assurer de la conformité des produits proposés pour une plus grande transparence.
source : www.enerzine.com
|
|
|
|
|
|
| le 27 octobre par GB | |
| - Combien coutent les dysfonctionnement du parc nucléaire d'EDF... |
|
EDF aurait obtenu le feu vert du gouvernement pour augmenter ses tarifs de 3% en janvier pour financer le développement de l’énergie solaire, si l’on en croit Les Echos. Les tarifs de l’électricité auront donc augmenté, après la hausse du mois d’août dernier, de 6%. Ce n’est pas une surprise, EDF doit dégager dans les prochaines années 20Mds€. Une somme a rapproché des 15 Mds€ perdus dans le dysfonctionnement des centrales nucléaires. Chaque année le coût est de 1,3 Md€.
L’hiver approche et, avec lui, la crainte de la grande coupure, celle de 19h03 tapante, l’heure de pointe de la consommation d’électricité. Avant, il n’y a pas si longtemps, EDF avait de la marge. Aujourd’hui, elle n’a plus de réserve et doit acheter du courant de plus en plus souvent. Les centrales nucléaires ne suivent plus. Conclusion logique : il faut en construire de nouvelles. Faire fonctionner correctement les 58 réacteurs du parc règlerait pourtant le problème plus rapidement et à moindres frais.
Il faut imaginer 17 de ces 58 réacteurs à l’arrêt complet simultanément pendant un an. Cela ressemble à un cauchemar, c’est la réalité. Regardons les choses positivement, en 2009, 41 réacteurs ont fonctionné correctement. Cela donne un taux de production épouvantablement bas de 71 %. Allez vendre la technologie française à l’étranger dans ces conditions, comme le soulignait la synthèse du Rapport Roussely , avant l’été (P. 7/23). Pas sûr que le capitaine de l’équipe de France du nucléaire soit exemplaire.
EDF cherche 20 milliards après en avoir perdu 15
Ce chiffre, officiel, mais à la diffusion discrète (disponible au fin fond du Document de référence 2010), pose un problème gigantesque à l’entreprise, au gouvernement et finalement aux consommateurs puisque l’entreprise doit trouver une vingtaine de milliards dans les prochaines années. Depuis 1998, date à laquelle EDF passe en dessous de la moyenne mondiale, les dysfonctionnements du système nucléaire français ont coûté entre 11 et 15 milliards de résultat.
Habituellement, EDF préfère parler du taux de disponibilité que du taux de production. Il n’est guère plus présentable, mais il a deux avantages : il évite de mettre en évidence l’impact des mouvements sociaux et des grandes campagnes de maintenance sur ses comptes. Un peu d’arithmétique est nécessaire pour comprendre la magie des chiffres.
Le taux de disponibilité mesure la production d’électricité réalisée sur une année rapportée à la capacité de production disponible. Un réacteur nucléaire est une énorme machine qui ne fonctionne pas 7/7, 24h00 sur 24 et 365 jours par an. Il doit être arrêté pour des campagnes entretient planifiées longtemps à l’avance, ou pour faire le plein de combustible. Au début de l’année, les ingénieurs savent donc très précisément quelle production ils vont pouvoir tirer des réacteurs… sauf panne inopinée. Chaque arrêt non prévu fait chuter le taux de disponibilité. C’est mécanique.
Et EDF a longtemps bénéficié de la comparaison avec les autres exploitants de centrales nucléaires. Après la catastrophe de Tchernobyl, les producteurs d’électricité d’origine nucléaire du monde entier ont décidé de se regrouper sein de la World association of nuclear operators (Wano), pour partager leur expérience et leur savoir-faire. Chaque année, la Wano publie donc un taux de disponibilité moyen de ses adhérents qui permet de mesurer la maîtrise technique des réacteurs nucléaires dans le monde.
Le bon élève de la classe nucléaire a commencé à rentrer dans le rang dans les années 90. À ce moment-là, EDF a pris un peu de retard. Oh, pas grand-chose, l’entreprise se retrouvant 1 point en dessous de la moyenne. Les réacteurs dans le monde tournaient en moyenne à 81 %, ceux d’EDF à 80 %. C’est ensuite que les choses se sont sérieusement gâtées. Entre 2000 et 2009, le monde progressait pour atteindre 87 %. Surpris par des incidents inattendus EDF reculait et se retrouvait 9 points derrière.
En 2009, l’entreprise touchait ce qu’il faut appeler un point bas : 78 %. Ce chiffre est connu, ce qui l’est moins c’est la manière dont il a été calculé. En 2009, EDF avait prévu de faire de très importants travaux en concertation avec l’Agence de sécurité nucléaire, elle ne devait donc produire que 500 TWh (térawatt-heure), soit 27 TWH que l’année précédente. Moins à produire n’a pas permis de produire mieux, au contraire. En 2010, la direction promet de se situer entre 78,5 et 79,5 %. Rendez-vous, en début d’année prochaine.
Pour bien mesurer, les médiocres performances d’EDF, il faut maintenant regarder son taux de production. Un chiffre que l’entreprise évite de mettre trop en avant. Il est finalement beaucoup plus simple à calculer puisqu’il suffit de prendre la production réalisée divisée par la production théorique maximale, ou la capacité de production installée : 553 TWh en France. Là, les chiffres sont encore moins glorieux. L’année dernière EDF est donc tombée à 71 %. Une production de 390 TWh pour une capacité installée de 553 TWh. Pourquoi y a-t-il un écart de 7 points entre le taux de disponibilité et le taux de production ? Les conflits sociaux et les imprévus liés à l’environnement (basses eaux en été, gel des cours d’eau en hiver…). En 2009, ce sont les conflits sociaux qui ont pesé sur la machine.
Reste à calculer le coût des dysfonctionnements. Là encore, EDF ne lâche pas de chiffres. Des sources aussi diverses que sérieuses admettent qu’un point de non-fonctionnement coûte entre 200 et 300 millions d’euros en résultat d’exploitation, ou en manque à gagner. Ne compliquons pas les choses et visons au milieu de la fourchette, soit 250 millions d’euros.
Comment calculer la facture ? Il faut encore arrêter un point de référence. C’est quoi un taux de fonctionnement correct ? Il semble légitime de prendre la moyenne affichée par Wano depuis le dérapage entamé en 1998 : 87 %. Encore une fois, il ne s’agit pas des performances des meilleurs, ils se trouvent au-delà de 95 %, mais d’une moyenne. Coût de l’écart par rapport à la moyenne mondiale : 15 Milliards d’euros depuis l’an 2000.
La direction affirme qu’il est impossible pour EDF d’aller au-delà de 85 %. Un objectif d’abord fixé pour 2011, repoussé à 2015. Soit, le nucléaire représente souvent un appoint de production dans les autres pays, quand il apporte 88 % de l’électricité dans l’hexagone. Prenons donc 85 % pour les années 2000 et Wano avant quand EDF était dans la moyenne. Dans ces conditions, le mauvais fonctionnement des centrales nucléaires a coûté à EDF 11 milliards depuis 1998.
Un dernier chiffre sachant que les aléas sociaux dépendent de la gestion de l’entreprise, il n’est pas interdit de prendre comme référence le taux de production pour obtenir le coût total des dysfonctionnements. À 250 millions le point le manque à gagné est de 14 Mds € entre 2004 et 2009.
PhDx
(1) Nous avons sollicité à de multiples reprises et par différents biais le service communication d’EDF qui n’a pas souhaité nous faire rencontrer d’interlocuteurs et qui a refusé de commenter les chiffres que nous lui soumettions, nous renvoyant vers des documents officiels que nous avions déjà récupérés. Nous n’avons ainsi pas pu obtenir de chiffres pour le taux de production avant 2004.
Source : http://phdx.blog.lemonde.fr/2010/10/26/combien-coutent-les-dysfonctionnements-du-parc-nucleaire-dedf-15-milliards-deuros/
|
|
|
|
|
|
| le 30 juillet par GB | |
| - EPR Flamanville : 2 ans de retard et nouveau surcoût |
|
Lors de la publication aujourd'hui de ses derniers résultats semestriels, le groupe Electricité de France (EDF) a annoncé non seulement un résultat net de 1,7 milliards d'euros en baisse de 46,9% , mais a également confirmé un retard conséquent pour l'EPR de Flamanville.
Selon EDF, "des progrès significatifs ont été réalisés sur le chantier de l'EPR de Flamanville, et un certain nombre d'étapes critiques ont été franchies, parmi lesquelles l'achèvement de la galerie de rejet, la résolution des difficultés liées au ferraillage et au liner, le démarrage des montages électro-mécaniques sur l'îlot nucléaire, et le bon avancement de la salle des machines."
Malgré cela, "la prévision de première production commercialisable est désormais fixé à 2014, avec des coûts de construction 'ré-estimés' autour de 5 milliards d'euros".
En décembre 2009, EDF avait confirmé que la construction de ce réacteur de 3e génération coûterait 20% de plus que prévu, soit 4 milliards d'euros, contre 3,3 milliards prévus initialement.
Depuis plusieurs mois déjà, les syndicats relayaient l'information d'un retard présumé de l'EPR de Flamanville.
www.enerzine.com, le 30 juillet 2010
A votre avis, de combien de % va augmenter le prix de l'électricité le 16 aout 2010 ?!...
Pour plus d'information sur l'électricité en France, adhérez à AJENA et demandez nous l'AJENA Contact n°81 !
|
|
|
|
|
|
| le 27 juillet par GB | |
| - La France doit investir pour garantir son approvisionnement en électricité en 2015 |
|
La France manquera-t-elle d'électricité en 2015 ? C'est la question que se pose Réseau de transport d'électricité (RTE), la filiale d'EDF chargée du réseau haute et très haute tension, dans son analyse prévisionnelle de l'équilibre entre l'offre et la demande, rendue publique jeudi 22 juillet. Le ralentissement économique incite à penser que la France devrait facilement passer le cap. Mais RTE indique que l'équation pourrait être plus compliquée qu'il n'y paraît.
Avec la crise, la France a vu baisser sa consommation d'électricité. Corrélée à l'évolution du produit intérieur brut (PIB), celle-ci a chuté en 2009 de 1,8 % par rapport à 2008. L'essentiel de la baisse est à mettre sur le compte des gros industriels, qui représentent un quart de la consommation française d'électricité. Pour cette catégorie de clients, la demande s'est effondrée de 8 % en 2009. En revanche, les particuliers ont continué à consommer toujours plus d'électricité avec une progression de 2 %. N'empêche, globalement, "il faudra sans doute deux ans pour revenir aux niveaux d'avant-crise", note Dominique Maillard, président du directoire de RTE.
Cette perspective laisse penser que "la sécurité d'approvisionnement électrique de notre pays devrait être garantie jusqu'en 2013", indique RTE. Mais après ?
Du côté de la demande, la filiale d'EDF a révisé ses prévisions à la baisse. Ainsi, la consommation d'électricité à l'horizon 2015 devrait s'élever à 506 terawattheures (TWh, mille milliards de wattheures), soit 10 TWh de moins que sa prévision initiale. Mais en même temps, on constate une augmentation rapide de la demande lors des pointes de consommation en période de froid. Un problème très ponctuel, mais qui met de plus en plus à l'épreuve la sécurité d'alimentation.
Du côté de l'offre, la bonne nouvelle est le développement du photovoltaïque, bien plus dynamique que prévu. "En revanche, le cycle d'investissement en moyen de production thermique semble marquer une pause, dans un contexte d'incertitudes sur la rentabilité des projets", note RTE. En fait, la mise en service d'installations au gaz en construction et du réacteur nucléaire de troisième génération, dit EPR, à Flamanville (Manche), "compensera à peine l'arrêt prévu d'une partie des centrales à charbon et l'érosion probable du parc de cogénération", insiste RTE. Dans le même temps, M. Maillard fait remarquer que "les normes environnementales européennes imposeront la fermeture d'un grand nombre des centrales thermiques les plus anciennes d'ici 2015".
Dans ce contexte, si aucune décision d'investissement n'est prise ou relancée à temps, la France devrait importer beaucoup plus d'électricité qu'elle ne le fait actuellement. Le pays reste largement exportateur d'électricité, même s'il est amené à en acheter ponctuellement à ses voisins européens, notamment lors des pics de consommation en hiver. Mais le solde a diminué ces dernières années pour tomber à un excédent de 25 TWh, contre 70 TWh il y a cinq ans. L'anticipation des besoins à l'horizon 2015 est donc essentielle pour ne pas entamer un peu plus ce solde.
D'après un article paru dans l'édition du 23 juillet du journal Le Monde
Commentaire d'AJENA : il y a fort à parier que ces investissements nécessaires dans le parc de production impactent fortement le cout de l'électricité dans les 2 à 3 ans qui viennent... En sachant que l'électricité est d'ors et déjà l'un des moyens les plus couteux pour se chauffer (cf. notre argus de l'énergie) !
Pour plus d'information sur l'électricité en France, adhérez à AJENA et demandez nous l'AJENA Contact n°81 !
|
|
|
|
|
|
| le 27 juillet par GB | |
| - Rapport de l'AIE sur la politique énergétique française |
|
Élève appliqué, mais peut mieux faire : ainsi peut-on résumer le jugement que porte l'Agence internationale de l'énergie (AIE) sur la politique énergétique de la France. Comme elle le fait périodiquement pour chaque pays membre, l'AIE a étudié la politique française et a publié son rapport lundi 26 juillet.
Les experts de l'AIE saluent la "continuité stratégique" de la politique française, marquée par la recherche de la sécurité des approvisionnements et une égalité de services sur tout le territoire. Ils louent notamment les objectifs fixés par la loi sur l'énergie de 2005 : diviser par quatre les émissions en 2050 par rapport à 1990.
L'Agence relève cependant plusieurs incertitudes. Rapportant les dispositifs mis en place par le Grenelle de l'environnement pour améliorer l'efficacité énergétique (nouvelles normes de régulation thermique des bâtiments, bonus-malus automobile, certificats d'économies d'énergie), aux objectifs fixés par la loi de 2005 – à savoir une réduction de l'intensité énergétique (consommation d'énergie par unité de PIB) de 2 % par an d'ici à 2015 et 2,5 % par an d'ici 2030 –, elle souligne que "ces objectifs sont extrêmement ambitieux". Et insiste sur le fait que "la mise en œuvre effective des mesures annoncées sera impérative pour satisfaire les engagements internationaux de la France".
A titre d'exemple, elle observe qu'en matière d'efficacité énergétique dans les transports, la France prévoit d'appliquer 60 % des recommandations de l'Agence, mais que, "pour l'instant, aucune n'a été totalement ou substantiellement appliquée".
MOMENT CHARNIÈRE
En ce qui concerne la production nucléaire, les experts soulignent que, si la France a su bâtir un parc important et efficient, le pays se trouve à un moment charnière. L'AIE reconnaît qu'il serait légitime que la "rente nucléaire" financée sur de l'investissement public revienne aux citoyens français. Mais elle note que le prix de l'électricité pourrait être alors trop bas pour assurer le renouvellement ou l'allongement de durée des réacteurs au-delà de quarante ans. "Développer une capacité nucléaire adéquate dépend de ce que les prix reflètent les coûts complets de la production nucléaire, incluant ses coûts de développement", indique le rapport, qui plaide pour une clarification de l'économie du nucléaire.
D'autre part, les experts s'interrogent sur les besoins futurs en réacteurs, compte tenu de l'allongement possible de leur durée de fonctionnement, du développement des énergies renouvelables et des économies d'énergie.
D'après les statistiques de l'AIE, la consommation d'électricité est stable depuis 2006, autour de 36,6 millions de tonnes équivalent pétrole, tout comme la consommation globale d'énergie (165 millions de tonnes). Une question centrale est d'évaluer correctement l'évolution de la consommation : le plateau observé depuis quelques années signale-t-il une tendance durable ou un arrêt passager ? L'Agence, prudente, ne tranche pas.
(D'après un article paru dans l'édition du 27 juillet 2010 du journal Le Monde)
Le Comité de Liaison des Énergies Renouvelables (CLER), dans un communiqué de presse disponible sur son site Internet (http://www.cler.org/info/spip.php?article8521), juge, à juste titre, ce rapport de l'AIE "aveugle vis-à-vis du nucléaire" et "muet sur les lacunes de l'action gouvernementale". Le CLER conclue en enfonçant le clou en estimant que "l’AIE ne joue pas correctement son rôle de guide objectif et clairvoyant."
Pour plus d'information sur l'électricité en France, adhérez à AJENA et demandez nous l'AJENA Contact n°81 !
|
|
|
|
|
|
| le 19 juillet par GB | |
| - Les matières premières rares, facteur limitant des technologies vertes |
|
Jeudi 17 juin, la Commission Européenne a publié une liste de 14 matières minérales dont l'approvisionnement est désormais considéré comme "critique". Difficilement substituables et produites dans un cercle restreint de pays, elles sont pourtant vitales pour plusieurs technologies dites "environnementales" (batteries des voitures électriques, aimants des éoliennes, certaines cellules photovoltaïques en couche mince, piles à combustible, etc.).
Cette ''criticité'' a été évaluée à l'aune de deux types de risques :
- le risque d'approvisionnement, qui prend en compte la stabilité politico-économique des pays producteurs, le niveau de concentration de la production, le potentiel de substitution et le taux de recyclage ;
- le risque dit environnemental, c'est-à-dire le risque que des pays faibles en terme de performance environnementale prennent des mesures destinées à l'améliorer, menaçant ainsi l'approvisionnement de l'Union européenne.
Les risques pesant sur l'approvisionnement sont d'autant plus élevés que l'Union européenne ne produit pas le moindre de ces 14 minéraux critiques.
Il devient donc de plus en plus évident que notre recherche d'indépendance vis-à-vis des énergies fossiles et fissiles ne peut pas reposer uniquement sur le développement des technologies "vertes" mais doit passer par un changement radical de notre mode de vie et de consommation. Dans le cas contraire, nous troquerions notre dépendance au pétrole contre une dépendance aux terres rares et autres matières premières "critiques".
source : http://ec.europa.eu/luxembourg/news/frontpage_news/151_2010_fr.htm
|
|
|
|
|
|
| le 28 mai par GB | |
| - Gaz et électricité : la possibilité de retour aux tarifs réglementés est désormais permanente |
|
Le 27 mai 2010, le Sénat a adopté sans modification la proposition de loi autorisant les petits consommateurs domestiques et non domestiques d'électricité et de gaz naturel à accéder ou à retourner au tarif réglementé.
Concrètement, un client domestique qui aurait souscrit une offre de marché pour le gaz naturel peut désormais, au bout de 6 mois, bénéficier à nouveau des tarifs réglementés pour le gaz, chose qui n'était pas possible jusqu'à présent.
Pour ce qui est de l'électricité, la date limite de retour aux tarifs réglementés qui était fixée au 1er juillet 2010 a été supprimée. Les particuliers et les très petites entreprises ayant souscrit une offre de marché ou emménageant dans un nouveau logement pourront donc bénéficier à nouveau des tarifs réglementés.
Cette loi est importante car le principal frein à la souscription d'une offre de fourniture d'électricité renouvelable telle que celle d'Enercoop était jusqu'à présent l'impossibilité de revenir aux tarifs réglementé de l'opérateur historique (EDF) après le 1er juillet 2010. Maintenant que ce frein est levé, espérons que les consommateurs seront plus nombreux à se détourner de l'électricité nucléaire !
Pour rappel, Enercoop est un fournisseur d'électricité d'origine renouvelable créé à l'initiative de 22 acteurs, parmi lesquels Greenpeace, les Amis de la Terre, Biocoop, le Comité de Liaison Energies Renouvelables et la Nef, pour développer les énergies renouvelables et promouvoir la maîtrise de la consommation. Enercoop s'approvisionne auprès de producteurs d'énergie photovoltaïque, éolienne, hydraulique et biogaz. Société Coopérative d'Intérêt Collectif, ses bénéfices sont statutairement réinvestis dans des coopératives régionales de production renouvelable et de maîtrise de la consommation d'énergie. Enercoop compte aujourd'hui 5 800 consommateurs, parmi lesquels 700 professionnels et 5 100 particuliers.
source : http://www.senat.fr/petite-loi-ameli/2009-2010/469.html
lundi 07 juin 2010 : c'est maintenant parfaitement officiel, la loi a été publiée au Journal Officiel ce jour-même.
Pour plus d'information sur l'électricité en France, adhérez à AJENA et demandez nous l'AJENA Contact n°81 !
|
|
|
|
|
|
| le 12 mai par GB | |
| - Démantèlement reporté de la centrale de Brenilis |
|
Ce petit réacteur (70MW) qui n'a fonctionné que 18 ans aurait pu servir de modèle pour s'essayer au démantèlement d'un réacteur nucléaire. Mais depuis 1985, date de mise à l'arrêt du réacteur, les difficultés s'accumulent. Dernière en date, l'avis défavorable des commissaires enquêteurs dans le cadre de l'enquête publique qui a eu lieu en février 2010, et ce pour cause de dossier incomplet... A noter que le cout annoncé de l'opération a déjà été multiplié par 20 depuis 1985 et que la Cour des Comptes a estimé que les réserves financières d'EDF pour le démantèlement des autres réacteurs sont "embryonnaires" [1] : ce sont des centaines de milliards d'euros (on parle d'au moins 300) qu'il va falloir sortir ! A votre avis, qui va payer ?
Le réseau Sortir du Nucléaire demande donc qu'un débat national soit organisée sur la question. Une pétition est en ligne pour appuyer la demande de débat :
http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=dossiers&soussousmenu=petition-demantelement&page=5#sign
source : revue S!lence du mois de mai 2010
[1] Le démantèlement des installations nucléaires et la gestion des déchets radioactifs, Cour des Comptes, janvier 2005
Pour plus d'information sur l'électricité en France, adhérez à AJENA et demandez nous l'AJENA Contact n°81 !
|
|
|
|
|
|
| le 11 mai par GB | |
| - Prix de l'électricité nucléaire avec l'EPR |
|
Publiée le 25 mars 2010, une étude de l'Agence Internationale de l'Énergie et de l'Agence pour l'Énergie Nucléaire indique que le coût de l'électricité issue de l'EPR sera compris entre 42 et 69 €/MWh [1].
Actuellement, l’électricité en base étant vendue à 34 €/MWh par EDF sur le marché de l’énergie, il s'agirait donc quasiment d'un doublement du prix de l'électricité ! Chez EDF-même on table sur un cout de 55 € / MWh [2] mais ce cout a tendance à évoluer à la hausse au fur et à mesure de l'avancée des travaux des EPR d'Olkiluoto (Finlande) et de Flamanville...
Pas étonnant donc que l'EPR n'arrive pas à s'exporter ! Il n'y a qu'en France (et en Finlande, avec les déboires que l'on connait) que se construisent des EPR, grâce au puissant lobby électro-nucléaire franco-français. A moins que les français, voyant leur factures d'électricité s'alourdir considérablement, ne rejettent cette couteuse politique énergétique...
Pour aller plus loin :
Projected Costs of Generating Electricity, International Energy Agency and Nuclear Energy Agency, édition 2010 (publication payante)
http://www.iea.org/press/pressdetail.asp?PRESS_REL_ID=298
[1] journal Les Echos du 26 mars 2010
[2] journal L'Expansion du 4 décembre 2008
Pour plus d'information sur l'électricité en France, adhérez à AJENA et demandez nous l'AJENA Contact n°81 !
|
|
|
|
|
|
| le 05 mai par WB | |
| - 100% d'énergies renouvelables en 2050, c'est possible selon l'EREC |
|
Les professionnels des énergies renouvelables démontrent dans un rapport baptisé RE-thinking 2050 qu'il sera possible à cette date d'approvisionner l'Europe en énergie uniquement via des sources renouvelables. Encore faut-il réduire fortement la demande.
...
Pour convaincre, l'EREC met en évidence les bénéfices économiques, sociaux et environnementaux qui résulteraient d'un mix énergétique entièrement renouvelable. ''Les avantages potentiels d'un futur basé sur les énergies renouvelables sont multiples : atténuation des changements climatiques, sécurité énergétique et création d'emplois'', précise Arthouros Zervos, président d'EREC. Selon le rapport, d'ici 2050, l'UE pourrait réduire sa demande en énergie fossile de près de 1.000 Mtep et pourrait réduire ses émissions de CO2 d'origine énergétique de plus de 90% par rapport à 1990 soit une économie de 3,8 millions de tonnes de carbone. En outre, une énergie 100% renouvelable aurait des conséquences sur les prestations sociales en participant à la création d'emplois : ''le secteur des énergies renouvelables emploiera au total plus de 2,7 millions de personnes en 2020 et environ 4,4 millions en 2030. D'ici 2050, l'emploi dans notre secteur introduira 6,1 millions de personnes dans le travail'', souligne Arthouros Zervos.
ENERGIES - Actu-Environnement.com - 20/04/2010
|
|
|
|
|
|
| le 14 novembre par PH | |
| - La commune de Septmoncel économise 25 % d'énergie sans investir |
|
Depuis 2005, la commune de Septmoncel, accompagnée par le Parc Naturel du Haut Jura, entreprend une démarche de maîtrise de l’énergie financée à 80 % par l’ADEME et la Région Franche-Comté afin d’optimiser la gestion de ses bâtiments communaux, des consommations de carburant et de l’éclairage public. La commune compte 650 habitants. Ses principaux bâtiments sont la mairie, le groupe scolaire et des bâtiments à usage culturel.
L’état des lieux initial (2003 – 2005) identifiant des préconisations d’économies d’énergie avec et sans travaux a été réalisé en 2006 par l’AJENA.
La première était le développement de la sobriété énergétique pour diminuer les besoins avant d’entreprendre des travaux. Face aux consommations de plus en plus élevées, il devenait urgent de sensibiliser les usagers à l’utilisation responsable des bâtiments. Les élus et l’employé communal ont rencontré les enseignants, les bénévoles de la bibliothèque et les participants au club du troisième âge. L’employé communal chargé de l’entretien des chaufferies, a informé les personnes présentes du fonctionnement du chauffage des bâtiments afin d’engager des discussions sur les comportements économes : les usagers ferment dorénavant systématiquement les radiateurs après avoir utilisé une pièce. Parallèlement, l’employé communal programme les chaudières pour qu’elles démarrent seulement lorsqu’un local est occupé, grâce aux plannings remplis par les usagers. Le suivi des factures (2006 – 2007) a permis de quantifier une baisse des consommations sur les bâtiments communaux de plus de 30 %, soit une économie annuelle de plus de 6 000 € en 2007.
La seconde mesure concerne la diminution de l’usage des véhicules par l’optimisation des petits déplacements. La baisse des consommations de carburant n’est pas quantifiable car le besoin de déneigement est variable selon les hivers.
Concernant le secteur éclairage public, les consommations ont augmenté de 4 % (2005 – 2007) soit 300 €. La création d’un lotissement et l’ajout de points lumineux expliquent cette hausse.
Au total, les dépenses de la commune s’élevaient à 28 700 € en 2005. Elles ne sont plus que de 20 700 € en 2007 soit une économie annuelle de plus de 6 000 €. Cela démontre l’importance des comportements, en partie responsables de la hausse des consommations d’énergie. La sensibilisation des usagers et des agents est une étape primordiale dans un projet de maîtrise de l’énergie. L’exemple de Septmoncel confirme que des économies rapides et conséquentes peuvent être faites en prenant le temps d’informer, de discuter et de sensibiliser aux bons comportements.
A présent, la commune souhaite s’engager dans des mesures d’efficacité énergétique : isolation des bâtiments, équipements performants (chaudière, éclairage, vitrage, etc.). Cela laisse présager une baisse supplémentaire des consommations d’énergie. Enfin la commune de Septmoncel, qui dispose de ressources forestières, souhaite étudier un projet de réseau de chaleur alimenté par une chaufferie collective bois déchiqueté pour chauffer les bâtiments du centre du village.
Source AJENA
|
|
|
|
|